Culture
Kinshasa vibre au rythme du livre : ouverture réussie de la 7e édition du FELIBI
Du 21 au 25 avril 2026, la ville de Kinshasa accueille la 7e édition du Festival du Livre et de la Bible (FELIBI), un rendez-vous culturel désormais incontournable pour les amoureux de la lecture et du savoir. Organisé notamment par Médiaspaul et Paulines, cet événement se tient à la Haute École de Commerce (ex ISC).

Placée sous le thème « L’enjeu du droit d’auteur à l’ère du numérique et de l’IA », cette édition ambitionne de susciter une réflexion profonde sur les défis contemporains liés à la protection des œuvres intellectuelles, dans un contexte marqué par la montée en puissance des technologies numériques.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans une ambiance à la fois solennelle et conviviale. Après la prière inaugurale dite par le Révérend Père Archip Mukoko, missionnaire de Saint Paul et Directeur du Centre biblique de Mediaspaul, le Révérend Père Patrick Nshole, Directeur général de Mediaspaul et Supérieur Régional de la Société Saint Paul en RDC, a prononcé le mot d’ouverture. Dans son allocution, il a officiellement déclaré ouverte la 7e édition du FELIBI.

Sous un soleil accablant, qui n’a pourtant pas entamé la détermination du public, de nombreux passionnés de lecture, écrivains, étudiants et professionnels du livre ont répondu présents à cette grande fête du livre à Kinshasa. Une mobilisation qui témoigne de l’intérêt croissant pour la culture du livre en République démocratique du Congo.
Au programme de ces cinq jours : expositions et ventes de livres, ateliers de formation, conférences et panels, ainsi que des activités culturelles mêlant musique, danse et humour. Un concert caritatif est également prévu le 25 avril, au profit des écoles, renforçant ainsi la dimension sociale et solidaire de l’événement.

À travers le FELIBI, les organisateurs entendent non seulement promouvoir la lecture, mais aussi encourager la réflexion intellectuelle et spirituelle, dans une société en quête de repères et d’innovation. Une initiative qui confirme, une fois de plus, que le livre reste un outil puissant de transformation individuelle et collective.
Régis NGUDIE
Société
Kananga : 4 enfants de moins de 13 ans échappent de justesse à un drame à la rivière Nganza
Une sortie de pêche artisanale tourne au drame évité de justesse dans un contexte d’alerte sur la sécurité des enfants. À Kananga, quatre enfants âgés de moins de 13 ans frôlent la mort ce lundi 20 avril 2026 à la rivière Nganza, à la suite d’une sortie de pêche artisanale qui a failli virer au drame.
Une habitude dangereuse malgré les avertissements
D’après les constatations de CONGOPROFONT.NET, ces enfants se réveillent tôt dans la matinée avec l’intention d’aller pratiquer la pêche artisanale à l’aide d’une vieille moustiquaire utilisée comme filet improvisé. Une pratique risquée, devenue presque habituelle pour ces mineurs livrés à eux-mêmes dans ce secteur de la ville.
Ils ne sont pas à leur première tentative. Des sources locales rappellent qu’un drame similaire s’est déjà produit le mois passé, lorsqu’un de leurs camarades a perdu la vie par noyade lors d’une inondation des eaux de la rivière Nganza. Malgré ce précédent douloureux, les enfants continuent à fréquenter les abords de la rivière sans réelle surveillance.
Une matinée qui bascule en quelques minutes

Vers 10 heures, alors que la population de Kananga est concentrée sur l’arrivée de la ministre du Genre ainsi que celle de l’Intérieur en séjour dans la ville, les enfants se trouvent déjà au bord de la rivière. Ils ont réussi à attraper quelques petits poissons qu’ils gardent dans un sachet. Mais la situation change brusquement lorsqu’un serpent se retrouve pris accidentellement dans leur moustiquaire immergée dans l’eau.
Pris de panique, les enfants lâchent immédiatement leur filet, qui est emporté par le courant. La scène provoque une grande frayeur parmi les enfants, qui tentent de s’éloigner rapidement du point d’eau.
Un drame évité de justesse
Heureusement, le reptile n’a pas eu le temps de mordre les enfants. Dans la confusion, le plus jeune du groupe parvient à se dégager et à regagner la rive grâce à sa souplesse et à quelques notions de natation, selon des témoins présents sur les lieux. Les autres enfants s’en sortent également sans blessure, mais tous restent profondément choqués par l’incident.
Un signal d’alerte pour les familles et les autorités
Cet événement met en lumière les risques auxquels sont exposés les enfants qui fréquentent les rivières sans encadrement. Plusieurs habitants estiment que le manque de surveillance parentale et l’absence d’activités encadrées contribuent à ces situations répétées.
Des voix locales appellent les autorités et les services de protection de l’enfance à renforcer la sensibilisation dans les quartiers riverains afin d’éviter qu’un nouveau drame ne se produise à la rivière Nganza.
Si l’incident n’a pas fait de victimes, il met néanmoins en évidence une réalité préoccupante, celle d’enfants qui continuent de s’exposer à des dangers réels dans des zones non sécurisées, où la moindre imprudence peut rapidement devenir tragique.
Mike Tyson Mukendi
