Actualité
Kinshasa : une fuite majeure à l’usine de l’Ozone plonge l’ouest de la ville dans une coupure d’eau
Les habitants de plusieurs quartiers de l’ouest de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), sont confrontés à une coupure d’eau prolongée depuis la matinée du samedi dernier. La Régie de distribution d’eau (Regideso) a annoncé que “l’usine de l’Ozone est à l’arrêt en raison d’une importante fuite au captage.”
David Tshilumba Mutombo, directeur général de la Regideso, a déclaré que les équipes de la régie, accompagnées de consultants et d’entrepreneurs, sont mobilisées sans relâche pour réparer la fuite et relancer le captage dans les plus brefs délais.
“Nous travaillons d’arrache-pied pour rétablir le service au plus vite”, a-t-il assuré.
David Tshilumba a également présenté ses excuses aux abonnés de l’ouest de Kinshasa, soulignant que cette situation est indépendante de la volonté de la Regideso. “Nos excuses à tous nos abonnés de la partie ouest de la ville. Cette situation est indépendante de notre volonté”, a-t-il déclaré.
Cette coupure d’eau affecte des milliers de foyers dans les communes situées dans l’ouest de la capitale. Les habitants sont contraints de recourir à des sources d’eau alternatives, souvent insalubres, ce qui accroît les risques de maladies hydriques.
La Regideso appelle les abonnés à faire preuve de patience et de compréhension, tout en assurant que tout est mis en œuvre pour rétablir la situation dans les meilleurs délais. Les équipes techniques poursuivent leurs efforts sans relâche pour réparer la fuite et relancer l’usine de l’Ozone.
Prehoub Urprus / Opinion-infos.cd
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
