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Accrochage entre FARDC et Wazalendo à Mambasa: Trois morts et un climat de tension persistant
Ce lundi 3 mars 2025, vers 06h00, des échanges de tirs ont éclaté entre les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les miliciens Wazalendo à Makumo, chef-lieu du groupement Bangole, situé à une dizaine de kilomètres de Biakato, dans la chefferie des Babila Babombi, territoire de Mambasa en Ituri. Le bilan provisoire fait état de trois Wazalendo tués et de leur camp incendié.
Les causes exactes de cet accrochage restent floues, bien que des sources sur place évoquent une montée des tensions dans la région. Depuis octobre dernier, aucune présence des rebelles ADF (Allied Democratic Forces) n’a été signalée dans la zone, mais les jeunes Wazalendo, qui avaient installé des barrières pour perturber la circulation, étaient accusés de tracasseries à l’encontre des populations locales, notamment les cultivateurs.
Selon Me Jospin Paluku Mbowa, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) à Mambasa, cette situation aurait conduit à l’intervention militaire, dans un contexte où la population locale semble de plus en plus exaspérée par ces comportements.
Pour sa part, Rams Malikidogo, coordonnateur de la Commission des Droits de l’Homme (CRDH) de Mambasa, a réagi en dénonçant ces agissements. Ces tensions sont un signe inquiétant de la persistance des milices locales, et la population attend une réponse ferme des autorités pour garantir la sécurité.
Cet incident s’ajoute à une série de violences récurrentes dans cette région, où les milices, y compris celles des Wazalendo, exercent un contrôle de fait sur certaines zones, perturbant ainsi la vie des civils.
La situation à Makumo continue de faire l’objet d’une surveillance accrue, alors que les autorités militaires et locales sont appelées à prendre des mesures pour éviter de nouvelles escalades de violence.
La rédaction
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
