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Actualité

Accrochage entre FARDC et Wazalendo à Mambasa: Trois morts et un climat de tension persistant

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Ce lundi 3 mars 2025, vers 06h00, des échanges de tirs ont éclaté entre les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les miliciens Wazalendo à Makumo, chef-lieu du groupement Bangole, situé à une dizaine de kilomètres de Biakato, dans la chefferie des Babila Babombi, territoire de Mambasa en Ituri. Le bilan provisoire fait état de trois Wazalendo tués et de leur camp incendié.

Les causes exactes de cet accrochage restent floues, bien que des sources sur place évoquent une montée des tensions dans la région. Depuis octobre dernier, aucune présence des rebelles ADF (Allied Democratic Forces) n’a été signalée dans la zone, mais les jeunes Wazalendo, qui avaient installé des barrières pour perturber la circulation, étaient accusés de tracasseries à l’encontre des populations locales, notamment les cultivateurs.

Selon Me Jospin Paluku Mbowa, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) à Mambasa, cette situation aurait conduit à l’intervention militaire, dans un contexte où la population locale semble de plus en plus exaspérée par ces comportements.

Pour sa part, Rams Malikidogo, coordonnateur de la Commission des Droits de l’Homme (CRDH) de Mambasa, a réagi en dénonçant ces agissements. Ces tensions sont un signe inquiétant de la persistance des milices locales, et la population attend une  réponse ferme des autorités pour garantir la sécurité.

Cet incident s’ajoute à une série de violences récurrentes dans cette région, où les milices, y compris celles des Wazalendo, exercent un contrôle de fait sur certaines zones, perturbant ainsi la vie des civils.

La situation à Makumo continue de faire l’objet d’une surveillance accrue, alors que les autorités militaires et locales sont appelées à prendre des mesures pour éviter de nouvelles escalades de violence.

La rédaction

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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