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Diplomatie

Kinshasa : Signature du cadre de coopération pour le développement durable 2025-2029 entre la RDC et les Nations Unies

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Le vendredi 6 décembre 2024 a marqué une étape décisive dans le partenariat entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le système des Nations Unies. Lors d’une cérémonie officielle organisée dans la grande salle du Ministère des Affaires étrangères à Kinshasa, les deux parties ont signé le Cadre de Coopération pour le Développement Durable (CDD) 2025-2029. Cette initiative stratégique vise à promouvoir un développement inclusif, durable et aligné sur les priorités nationales.

Un engagement pour la transformation de la RDC en présence de la ministre d’État des affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, du Vice-premier Ministre en charge du Plan, Guylain Nyembo, et du coordonnateur résident des Nations Unies en RDC, Bruno Lemarquis, la cérémonie a mis en lumière l’importance de ce partenariat.

La Ministre d’État a exprimé sa satisfaction en rappelant que ce cadre s’inscrit dans la continuité du Plan National Stratégique de Développement (PNSD 2024-2028). Ce dernier repose sur cinq axes stratégiques majeurs :

– Valorisation du capital humain et développement social et culturel;
– Renforcement de la gouvernance, restauration de l’autorité de l’État et consolidation de la paix;
– Diversification et transformation économique pour une croissance inclusive;
– Développement des infrastructures et du numérique;
– Protection de l’environnement et lutte contre le changement climatique.

Un partenariat axé sur des objectifs concrets

Le Coordonnateur résident des Nations Unies, Bruno Lemarquis, a souligné l’engagement de l’ONU à soutenir la RDC dans sa quête pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD). Il a également insisté sur l’importance de s’attaquer aux causes profondes des conflits tout en mettant en œuvre des solutions durables pour les populations vulnérables.

Priorités définies dans le cadre du CDD :

Croissance économique inclusive : favoriser une économie résiliente et génératrice d’emplois, notamment pour les jeunes.
Gouvernance efficace : renforcer les institutions, lutter contre la corruption et promouvoir la sécurité et la paix.
Accès équitable aux services sociaux de base : améliorer l’éducation, la santé et les infrastructures sociales.
Gestion durable des ressources naturelles : préserver les écosystèmes et lutter contre le changement climatique.

Une méthodologie collaborative et innovante

Le Vice-Premier Ministre en charge du Plan, Guylain Nyembo, a salué la validation de ce cadre qui repose sur une approche multisectorielle et inclusive. Celle-ci favorise la collaboration entre le gouvernement, les partenaires techniques et financiers, la société civile et le secteur privé.

L’accent est mis sur :

– La mobilisation des ressources et des expertises pour renforcer les capacités institutionnelles.
– Une approche intégrée Humanitaire-Développement-Paix, visant à réduire les besoins humanitaires tout en offrant des solutions durables.
– Une adhésion collective pour garantir la mise en œuvre des projets prioritaires.

Vers une transition ambitieuse
Dans un contexte marqué par des défis complexes, ce cadre vise également à préparer le retrait progressif de la MONUSCO tout en assurant une transition adaptée. Il s’agit d’un signal fort pour renforcer l’autorité de l’État et promouvoir la stabilité.

En conclusion, les parties ont réaffirmé leur volonté commune de transformer les aspirations du peuple congolais en une réalité durable. Cette collaboration s’inscrit comme un levier crucial pour bâtir un avenir de dignité, de prospérité et de paix en RDC.

Benjamin Kapajika/CONGOPROFOND.NET

Actualité

A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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