Culture
Kinshasa : Ouverture, au Musée national, du séminaire de formation sur les industries culturelles et créatives
L’université Senghor, appuyé par l’Agence française de développement( AFD), a ouvert, ce lundi 17 avril au Musée national de la RDC, à Kinshasa, un séminaire en faveur des acteurs des industries culturelles et créatives.
Avant de donner le go de cette session, la ministre de la Culture, des arts et du patrimoine, Catherine Kathunga Furaha, a rappelé à l’assistance l’importance cruciale de la culture dans le vécu de tout un chacun. « Rien ne peut se faire que par la culture…Elle nous accompagne alors partout. Elle est présente dans notre tenue vestimentaire, par notre façon de parler, par l’histoire, par la gastronomie, etc. Bref, elle est au centre de tout», a-t-elle précisé au cours de son allocution. Puis de remercier chaleureusement toutes les personnes qui portent le fardeau du développement de la culture en RDC.
Prenant la parole, le directeur du Musée national de la RDC a, par ailleurs, exhorté les participants à cet atelier à saisir cette opportunité leur offerte afin de parfaire leur connaissance dans le domaine de la culture. « Soyez attentif tout au long de cette formation, qu’elle soit une occasion pour que vous puissiez maîtriser les techniques et de les mettre en pratique. L’Afrique a besoin de vous ! ».
L’Agence française de développement, retrouvant peu à peu sa place d’accompagnateur des activités culturelles congolaises, par le biais de sa directrice, Netter Ibrahim, a tenu à exprimer sa joie d’être comptée parmis ceux qui accompagnent la réalisation de ce séminaire qui va porter des projets bilatéraux. « Ce séminaire est très important pour nous parce qu’il est le point de départ pour pouvoir porter d’autres projets», a-t-elle appuyé.
En tant que partenaire à ce projet, l’université Senghor apporte son expertise pour un meilleur rayonnement dudit projet :« L’université Senghor apporte son expertise dans le domaine à travers sa banque d’experts, son rayonnement avec 12 campus décentralisés à travers l’Afrique, son réseau avec près de 4000 allumni actifs dont plusieurs centaines dans le domaine culturel en Afrique ainsi que sa connaissance des acteurs locaux au regard de son expérience».
Il sied de rappeler que le thème retenu pour ce séminaire est management des équipements et activités culturelles : mieux penser l’action de la culture sur les territoires et publics.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
Société
Bandalungwa : à “Wenze ya Baluba”, boue et déchets envahissent les routes après la pluie, les habitants réclament des caniveaux et poubelles publiques
Au quartier Bisengo, dans la commune de Bandalungwa, le marché dénommé “ya Baluba” est submergé par la boue et les déchets après chaque pluie. Celle du mercredi 15 avril 2026 a une nouvelle fois rendu la zone presque impraticable, compliquant fortement la circulation et les activités quotidiennes.

Les routes, déjà dégradées, se transforment en bourbier. Faute de caniveaux, les eaux de pluie stagnent et se mélangent aux immondices, formant une boue épaisse. Piétons, motocyclistes appelés communément “wewa” et véhicules peinent à se frayer un passage, et certains axes deviennent tout simplement inaccessibles.
Cette situation affecte aussi le marché. Des vendeurs exposent leurs produits à même le sol, à proximité de l’eau sale et des déchets, ce qui pose un sérieux problème d’hygiène. « Nous souffrons beaucoup ici après la pluie. Même pour acheter à manger, c’est compliqué et risqué », témoigne un habitant du quartier Ngafula.

Face à ces difficultés, les habitants appellent les autorités à agir. Ils demandent la construction de caniveaux, la réhabilitation des routes et une meilleure gestion des déchets pour mettre fin à cette situation qui perturbe leur quotidien et expose la population à des risques sanitaires.
Believe Likoko, stagiaire UCC
