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Kinshasa : L’Ir Thérèse Izay Kirongozi réclame le retrait des feux de signalisation de marque sud-africaine au rond-point Cabu

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Depuis quelques jours, des feux de signalisation de marque « sud-africaine » sont visibles au niveau du pont Cabu situé au croisement des boulevards Triomphal et Sendwe ainsi que l’avenue Kasa-Vubu dans la ville de Kinshasa pour réguler la circulation routière au même titre que le robot roulage intelligent installé en 2015.

Lors de sa descente effectuée le samedi 9 avril 2022 sur le lieu, l’ingénieure Thérèse Izay Kirongozi a exprimé sa déception de constater cet état de choses qui est aux antipodes des règles de la circulation routière.

Marraine « du robot roulage intelligent » à Kinshasa, elle a demandé aux autorités compétentes d’exiger le retrait de ces feux de signalisation.

« Je suis surprise de voir que là où le robot roulage intelligent régule parfaitement la circulation depuis que nous l’avons installé en 2015, l’État congolais a autorisé à d’autres personnes de venir installer ces feux de signalisation de marque sud-africaine. Dans un même carrefour, on ne peut pas avoir deux technologies qui font la même chose. Les algorithmes ne sont pas les mêmes. Nous déplorons cette réalité. Nous interpellons avec toute humilité le ministre national des transports, le gouverneur de la ville de Kinshasa, le ministre provincial des transports et la commission nationale de prévention routière (CNPR) de dire aux personnes qui ont installé ces feux de signalisation de les enlever. À Kinshasa, il y a plusieurs endroits qui manquent les feux de signalisation, pourquoi ont-ils préféré seulement ce carrefour où il y a déjà une technologie qui existe depuis 7 ans ? Le long du boulevard Lumumba vers Limete, il n’y a aucun feu de signalisation. Il serait mieux d’aller mettre les feux de signalisation là-bas par exemple au lieu de venir supplanter une technologie qui existe déjà depuis plusieurs années », a fait savoir la présidente de l’association « Women’s Technologies » regroupant d’ingénieurs congolais concepteurs du robot roulage intelligent.

L’ingénieure Kirongozi a affirmé avoir saisi certains responsables du pays sans obtenir le résultat escompté jusque-là.

Par ailleurs, la marraine « du robot roulage intelligent » se dit désappointée par la manière d’agir des décideurs du pays qui ont du mal à encourager des inventions purement congolaises en préférant importer notamment des technologies étrangères.

« Pour mettre ce robot roulage intelligent qui fait la fierté de notre pays, il y a des filles et garçons derrière moi, qui se sont sacrifiés. Subitement, nous constatons qu’il y a des feux de signalisation qui sont installés qui pourront faire en sorte qu’on puisse démonter le robot. Nous ne pouvons pas accepter une telle chose qui décourage même les bonnes initiatives », a-t-elle martelé.

En dépit des difficultés financières pour la maintenance et l’entretien du robot roulage intelligent, T. Kirongozi a réitéré la détermination de « Women’s Technologies » de continuer à œuvrer pour booster l’essor du pays sur le plan de la technologie.

À Kinshasa, capitale de la RDC, le projet « robots roulages intelligents » a été lancé à partir de 2013. Ces automates sont présents dans plusieurs artères notamment sur l’avenue des huileries, non loin du Palais du peuple, siège du Parlement congolais.

Merveil Molo(7/7.CD)

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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

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L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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