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Libération de Thomas Lubanga et compagnie : L’administrateur du territoire de Djugu contredit le porte-parole de la task-force et évoque plutôt une évasion !

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Une cacophonie vient de surgir autour de la nouvelle de la libération, ce mardi 12 avril, des derniers otages des miliciens CADECO membres de la task force, dont Thomas Lubanga et Floribert Ndjabu.

D’après l’administrateur du territoire de Djugu, Thomas Lubanga, coordonateur de la Task Force et son adjoint Floribert Ndjabu, avec deux colonels de l’armée, avaient réussi a récupérer 3 armes du type Ak 47 de cette milice, puis se sont évadés.

« Comme tout détenu ou prisonniers a le droit de s’évader et c’est ce que le reste de l’équipe de la task force a fait. Ils se sont évadés depuis hier », a précisé Jean Ladis Maboso Asamba, joint au téléphone par CONGO PROFOND.NET.

Cette autorité indique que c’est le matin de ce mardi qu’ils sont arrivés à Bunia et sont entre les mains du commandant secteur opérationnel de l’Ituri.

Puis de préciser que parmi eux, il y a le coordonnateur Thomas Lubanga, son adjoint Floribert Ndjabu et les deux colonels dont Lobho.

« Effectivement, avant leur évasion ils ont eu le courage de récupérer ces armes là entre les mains des assaillants pour leur permettre de faire chemin en sécurité jusqu’ici a Bunia », a-t-il précisé.

Notons que le pavé de l’administrateur du territoire de Djugu s’ajoute aux rumeurs qui font état d’une libération négociée sous forme d’échange des détenus entre les autorités de Kinshasa et celles de Codeco. Deux cadres intellectuels de la Codeco, Kesta et Tseni, seraient ainsi libérés depuis hier lundi à Kinshasa où ils étaient emprisonnés. Cette information n’est pas encore confirmée par Kinshasa.

Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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