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Kinshasa/Lingwala : Raocb et Corap sensibilisent les femmes sur l’accès à l’électricité
À l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme le 08 mars 2023, le Réseau des animateurs des organisations communautaires de base (Raocb) a organisé, de la commune de Lingwala à Kinshasa, une activité à l’intention des femmes.
« Sensibilisation à l’accès pour tous à l’électricité permettant une éducation numérique égalitaire, en vue de l’autonomisation des femmes et des filles », ce fut le thème de cette activité soutenue par la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes et de l’action publique (Corap). Le rond-point des Huileries a servi de cadre pour le bon déroulement de cette activité d’éducation nationale et d’éveil de conscience des femmes.
Dans son allocution, le chargé de suivi des activités au sein de la Corap, Iris Kashindi, a interpellé les femmes sur leur rôle pour le développement du pays. « Le 8 mars n’est pas un jour consacré au port du pagne. Il faut contredire cette imagerie populaire qui pense que la femme ne bâtit jamais la maison et ne peut jamais contribuer au développement du pays. Levez-vous pour vos droits, notamment celui d’accès au courant électrique », a-t-il exhorté.
Dans la foulée, le rapport d’une mini-enquête menée auprès d’un échantillon de 104 ménages de la commune de Lingwala sur cette problématique d’accès à l’électricité démontre que dans ce secteur, il y a énormément de difficulté de cuisiner des aliments et de blanchir les habits après la lessive à cause de l’obscurité et de l’insécurité la nuit, difficulté pour les élèves et étudiants de revoir leurs notes, les dépenses supplémentaires pour subvenir aux besoins familiaux, etc.
Présente à l’activité, la cheffe du Cvs/Lingwala de la Société nationale d’électricité (Snel), Micheline Ilunga, n’a pas manqué de répliquer aux questions soulevées. « Ce n’est pas la volonté de la Snél de vous laisser dans le noir. Le délestage que vous dénoncez n’est pas non plus voulu par nous mais, nous l’avons adopté pour protéger les matériels et installations de la société et continuer à vous servir », a-t-elle assuré.
Pour clore l’activité, Iris Kashindi et Albertine Kudimana, responsable de la Raocb, ont motivé et exhorté les femmes de Lingwala de rester debout pour défendre leurs droits.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
