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Kinshasa : Les ronds-points se transforment en décharges publiques dans l’indifférence totale !

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L’insalubrité à Kinshasa, on en parlera jamais assez ! Alors que les autorités de la villes prônent la salubrité à travers l’opération « Kin Bopeto », un concept qui avait suscité un grand espoir au sein de la population kinoise, c’est plutôt une nouvelle forme d’insalubrité qui voit le jour : les Rond-points décharges !

Oui, certains rond-points de la capitale RD congolaise se sont transformés en décharges publiques ! C’est le cas du Rond-Point Yolo-Médical, situé sur le croisement des avenues Université, Yolo et Bongolo.

Rond-Point Yolo-Médical

La même situation s’observe à un autre rond-point situé à environ 500 mètres du premier, au niveau de l’arrêt Mabaya, sis au croisement des avenues Université et Victoire !

Jadis un lieu régulièrement aménagé par une association attribuée aux fans de l’artiste musicien Werrason et d’autres bienfaiteurs, cet endroit situé non loin de l’avenue Kimwenza est aujourd’hui méconnaissable car devenu une décharge publique.

Plus loin, le Rond-point Gambela, sur l’avenue Victoire, a aussi été transformé en décharge et cela pour des raisons non-explicites, pour ne citer que ceux-là.

A cela s’ajoutent des montages de déchets qui jonchent les longs des routes près des caniveaux après différentes opérations de nettoyage communément appelé « Salongo », déchets qui, généralement finissent leurs courses dans les mêmes caniveaux d’où ils étaient tirés.

Pendant que des musiciens louent, matin midi soir, les initiateurs de « Kin Bopeto », leurs administrés côtoient quotidiennement des montagnes d’immondices sur leurs ronds-points respectifs. Ainsi, s’interroge-t-on : D’où vient toute cette quantité d’immondices et pour qu’elle destination finale ? Pourquoi ici ? Qui a eu cette dinguerie d’idée pour agir ainsi ? Qui est cette personne si culottée qui a osé braver la peur et décider ainsi de se moquer de toutes les autorités sans être inquiétée ?

D’aucuns pensent que ce sont des gros véhicules qui déchargent ces tonnes de déchets de ménages et autres, comme pour dire que désormais la décharge s’y érige en attendant les nouvelles dispositions !

D’autres pensent que ce sont les autorités qui ont ordonné l’érection de ces décharges à ces ronds-points pour des raisons qui leur sont propres.

Cette situation qui est de nature à énerver le bon sens est malheureusement perçue comme normale vu le degré d’inconscience et d’insalubrité dans lequel sont plongés certains de nos compatriotes. Beaucoup y trouvent la facilité : « fulu pembeni ya ndako »( Une poubelle près de la maison !) et y accourent pour y vider eux aussi leurs petites poubelles.

Face à cette situation, une certaine opinion se demande si ce sont les autorités, elles-mêmes, qui ont décidé de faire de ces ronds-points des décharges transitoires ou permanents.  C’est avec quelle intention ? Énerver la population ? Ont-elles communiqué à ce sujet ? Pour combien de temps ces poubelles sont censées rester indisposer le regard des Kinois ? Ont-elles pensé aux conséquences néfastes de ces décharges sur la santé des riverains ?

Y aurait-il une politique d’assainissement qui consisterait à curer certains caniveaux et nettoyer certains endroits pour venir d’abord entasser ces montagnes de déchets à ces ronds-points en attendant leur évacuation ? Pourquoi ne pas carrément construire des décharges et les vider régulièrement pour donner une image plus positive du travail des autorités ?

Quatre ans après son lancement officiel, force est de constater que Kin Bopeto est devenu un concert chimérique car vidé de son sens et Kin la belle un rêve presque irréalisable ! C’est ici le lieu de lancer un SOS pour construire des véritables décharges à proximité des lieux d’habitation et ainsi sauver le peu de crédit que la population peut encore avoir en ce programme qui, avec l’implication de tous, est une aubaine pour redorer l’image de notre capitale.

Rosefanic Ayusnab/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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