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Nord-kivu/ Butembo : Le régime de Kinshasa est purement dictatorial, lecture politique de BUDI Mukyadi, cadre de LGD de Matata
Le secrétaire général adjoint de leadership et gouvernance pour le développement, LGD, parti cher à l’ancien Premier Ministre congolais, Augustin Matata, a animé, dimanche 21 mai 2023, une matinée dans la salle joli rêve à Butembo.
Selon le SGA du parti, Budi Mukyadi, la matinée avait comme objectif de sensibiliser les membres et évaluer le niveau d’implantation de la formation politique de gauche dans cette partie de la république démocratique du Congo.
Cette activité importante de LGD dans la ville de Butembo devait connaitre la présence du président national, mais empêché par l’organisation de la marche de l’opposition, organisée, samedi passé. Malgré l’absence de Matata Mponyo à cette matinée, les partisans n’ont pas déçu le représentant du parti, raison de leur présence nombreuse dans le lieu choisi pour la circonstance.
Devant les membres du parti, le SGA précise que : « le leadership est une façon d’inspirer les gens à travailler, une façon d’avoir une vision et de la conduire jusqu’à sa réalisation ».
Et de marteler : « Matata veut instaurer le progrès grâce à un leadership transformationnel et une bonne gouvernance ; c’est-à-dire, bien gérer, prendre de bonnes décisions au bon moment, selon l’urgence ».
S’agissant des bavures policières lors de la marche de l’opposition, Mukyadi ne va pas par quatre chemins, « c’est vraiment de la dictature que l’union sacrée a installée. Et, la police réprime les gens qui veulent s’exprimer contre l’insécurité, la vie chère et la décrédibilisation du processus électoral. Notre lecture est que Kinshasa a instauré un régime dictatorial. Il ne veut pas l’expression de la population. La population à travers les 4 leaders de partis politique a voulu s’exprimer contre les fraudes électorales qui se préparent déjà au Nord-Kivu et l’insécurité qui sévit, ici, que nous condamnons fermement ».
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kinshasa : le PNSA lance officiellement la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC
Avec l’appui de l’AUDA-NEPAD, le Programme national de Santé de l’Adolescent (PNSA) a lancé officiellement, ce vendredi 5 juin, à Kinshasa, la plateforme numérique sur la santé et le bien-être des adolescents et jeunes en RDC, un écosystème des outils mise en okace pour la Communication pour le Changement social et de Comportement (CCSC) afin d’informer sur la santé et leur bien-être.

La cérémonie a été animée, à Sultani Hôtel, dans la commune de Gombe, par le secrétaire général au ministère de Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Dans son mot de lancement, il a signalé que cette plateforme a été pensée par, avec et pour les jeunes afin de les doter des capacités nécessaires pour prendre des décisions éclairées et responsables pour leur vie.

« La plateforme se veut interactive et instructive. Elle va sur les réseaux sociaux pour aller à la rencontre des jeunes là où ils passent leur temps. C’est un véritable écosystème numérique intégré, un site Web centralisé, riche en ressources documentaires, conseils et orientations », a-t-il fait savoir, expliquant que « l’utilisation des QR codes dynamiques qui permettront, lors de nos futures campagnes de mobilisation sur le terrain, d’accéder instantanément à l’information d’un simple geste avec son smartphone. »

Poursuivant son allocution face aux experts du secteur et des jeunes, il a appelé à l’implication active des parties prenantes, promettant que le ministère de Santé, à travers le PNSA veillera rigoureusement au mode de gestion de cette plateforme qui revêt un intérêt pratique. « Cet outil est un guide pour les jeunes, un appui pour les familles et éducateurs, et un baromètre en temps réel des préoccupations de la jeunesse pour les décideurs et les partenaires », a-t-il conclu.

De son côté, le Directeur national du PNSA, Fidèle Mbadu a rappelé le contexte et la motivation qui a conduit à la conception de cette plateforme, notamment l’accès à l’information et les limites des canaux traditionnels face aux défis de santé publique. « le PNSA est confronté à une réalité évidente, l’accès à une information fiable, bienveillante et adaptée, qui est le premier rempart contre les grossesses précoces, les IST, des questions de nutrition ou des défis liés à la santé mentale », a-t-il démontré.

« Il y a une génération de jeunes hyperconnectés. Notre objectif n’est pas de suivre une mode, mais de positionner la santé publique là où se trouve notre cible, que les jeunes », a fait savoir Fidèle Mbadu, précisant que « les organisations et structures des jeunes seront pleinement intégrées dans la production des contenus pour garantir que l’outil réponde de manière dynamique à leurs préoccupations, bien sûr qu’ils changent. »

Cette initiative constitue un levier puissant pour bâtir une génération informée, engagée et en meilleure santé, tout en s’inscrivant dans une dynamique nationale et internationale de promotion du bien-être des jeunes.
Exaucé Kaya et Venessa Mutala, stagiaire URKIM
