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Kinshasa : Les journalistes dans la rue pour donner l’exemple avec le “Salongo de la presse”

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Sous la houlette de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC/Kinshasa), plus d’une centaine de journalistes ont pris part, ce samedi 25 octobre, à une grande opération de salubrité à la Place des Évolués, en soutien au programme « Kinshasa ezo bonga » du gouverneur Daniel Bumba. Un geste citoyen fort, symbole d’un engagement durable pour une capitale plus propre et moderne.

Dans un élan citoyen inédit, les journalistes de Kinshasa, regroupés au sein de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) – section de Kinshasa, ont organisé ce samedi un Salongo spécial à la Place des Évolués, dans la commune de la Gombe.

Placée sous la direction du président provincial de l’UNPC, Jean-Marie Kassamba, cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement du programme “Kinshasa ezo bonga” porté par le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, qui milite pour la modernisation et la propreté de la capitale.

Appuyée par la questeure nationale Rachel Kitsita, cette action de salubrité vise à redonner à Kinshasa son éclat d’antan, celui de « Kinshasa la belle », jadis fierté des Kinois et symbole de convivialité urbaine.

« Aujourd’hui, nous lançons le Salongo de la presse. Parce qu’à Kinshasa, nous voulons que la capitale rayonne. Nous ne sommes pas là seulement pour critiquer, mais aussi pour donner l’exemple », a déclaré Jean-Marie Kassamba, enthousiaste face à la mobilisation de ses pairs.

Cette action ne sera pas sans lendemain. Le président de l’UNPC/Kinshasa a annoncé que toutes les deux semaines, les journalistes se rendront dans d’autres communes pour poursuivre cette initiative citoyenne. « Nous allons faire la ronde des communes. Après la Gombe, nous irons à Lingwala, Bandalungwa, Kisenso, Limete, Maluku, Kalamu, Bumbu et Makala. Toutes seront visitées. Il faut que l’Hôtel de Ville sente cet accompagnement positif », a-t-il précisé.

Pour cette première édition, plus d’une centaine de journalistes, issus de la presse écrite, audiovisuelle et en ligne, ont retroussé leurs manches, armés de pelles, de balais et de râteaux, pour nettoyer les abords de la Place des Évolués. Le site a retrouvé un aspect reluisant, sous les regards admiratifs des passants.

Saluant cette démarche, Rachel Kitsita a encouragé les professionnels des médias à demeurer un modèle de civisme et de responsabilité sociale, en soutenant activement les actions de développement urbain.

À travers ce “Salongo de la presse”, l’UNPC/Kinshasa entend démontrer que la presse congolaise n’est pas seulement une force de veille et de critique, mais aussi un acteur du changement et du développement durable. En s’impliquant directement dans l’assainissement de la ville, les journalistes espèrent inspirer d’autres corporations à emboîter le pas.

Cette première opération marque ainsi le début d’un engagement collectif et citoyen durable, au service de la propreté, de la dignité et du rayonnement de la capitale congolaise.

Cette Initiative des Journaliste de Kinshasa vient appuyer la vision du gouverneur Daniel Bumba dans l’assainissement de la capitale. D’ailleurs, la ville vient de se doter d’un premier lot de cent camions sur 300 attendus pour l’assainissement de Kinshasa.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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