Société
Kinshasa : le journaliste Félix Matudi de B-One agressé par des éléments de la police militaire à proximité de Teleconsult
Alors qu’il effectuait une simple manœuvre avec son véhicule à proximité de son lieu de service, le journaliste Félix Matudi a été violemment pris à partie par des éléments de la police militaire.
Des dégâts matériels ont été constatés sur sa voiture. Les faits se sont déroulés dans la matinée de ce lundi 28 juillet 2025, sur l’avenue Pigeon, non loin de la chaîne B-One TV.
Le journaliste se rendait au service accompagné d’un mécanicien pour que ce dernier retourne avec son véhicule au garage pour des travaux techniques. Lorsqu’il a effectué une manœuvre entre le mur de B-One TV et celui d’un établissement voisin (Téléconsul) C’est à cet instant qu’il a été surpris par des éléments en uniforme militaire, identifiés comme appartenant à la police militaire.
« Je faisais des manœuvres. Soudain, des militaires sont venus vers moi, armes en main, sans m’adresser la parole. Ils ont tenté d’ouvrir de force la portière, criant et me menaçant comme s’ils voulaient me tirer dessus », confie-t-il au micro de CongoProfond.net.
Son véhicule a été secoué, des vitres a été endommagées, et il a été violemment intimidé devant témoins. Un gradé serait intervenu pour calmer la tension après que Félix Matudi a expliqué sa situation. « C’est alors que l’un d’eux m’a finalement dit : “Tu n’as rien fait, continue ta route”, » ajoute-t-il.
Depuis quelques semaines, la présence accrue des éléments de la police militaire sur ce tronçon inquiète plusieurs travailleurs du secteur, notamment les journalistes et stagiaires de B-One TV. D’après plusieurs témoignages recueillis, des cas d’interpellations arbitraires et de fouilles sans justification seraient devenus fréquents.
La scène s’est déroulée à quelques mètres des installations de B-One, dans un climat de tension sécuritaire croissante dans cette zone pourtant dédiée au travail médiatique.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
