Société
Kinshasa : le journaliste Félix Matudi de B-One agressé par des éléments de la police militaire à proximité de Teleconsult
Alors qu’il effectuait une simple manœuvre avec son véhicule à proximité de son lieu de service, le journaliste Félix Matudi a été violemment pris à partie par des éléments de la police militaire.
Des dégâts matériels ont été constatés sur sa voiture. Les faits se sont déroulés dans la matinée de ce lundi 28 juillet 2025, sur l’avenue Pigeon, non loin de la chaîne B-One TV.
Le journaliste se rendait au service accompagné d’un mécanicien pour que ce dernier retourne avec son véhicule au garage pour des travaux techniques. Lorsqu’il a effectué une manœuvre entre le mur de B-One TV et celui d’un établissement voisin (Téléconsul) C’est à cet instant qu’il a été surpris par des éléments en uniforme militaire, identifiés comme appartenant à la police militaire.
« Je faisais des manœuvres. Soudain, des militaires sont venus vers moi, armes en main, sans m’adresser la parole. Ils ont tenté d’ouvrir de force la portière, criant et me menaçant comme s’ils voulaient me tirer dessus », confie-t-il au micro de CongoProfond.net.
Son véhicule a été secoué, des vitres a été endommagées, et il a été violemment intimidé devant témoins. Un gradé serait intervenu pour calmer la tension après que Félix Matudi a expliqué sa situation. « C’est alors que l’un d’eux m’a finalement dit : “Tu n’as rien fait, continue ta route”, » ajoute-t-il.
Depuis quelques semaines, la présence accrue des éléments de la police militaire sur ce tronçon inquiète plusieurs travailleurs du secteur, notamment les journalistes et stagiaires de B-One TV. D’après plusieurs témoignages recueillis, des cas d’interpellations arbitraires et de fouilles sans justification seraient devenus fréquents.
La scène s’est déroulée à quelques mètres des installations de B-One, dans un climat de tension sécuritaire croissante dans cette zone pourtant dédiée au travail médiatique.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
Société
Retour à la mère nourricière : 30 ans après, les anciens du Collège Elikia posent un geste de cœur
L’attachement à leur alma mater demeure intact. Trente ans après l’obtention de leur diplôme d’État, les anciens élèves du Collège Elikia ont posé, vendredi 17 avril 2026, un geste fort de générosité en faveur de leur ancien établissement. À travers une série de dons matériels et de travaux de réhabilitation, ces vétérans ont tenu à exprimer leur gratitude envers l’école qui a contribué à leur formation.
Face à l’état de dégradation progressive de l’établissement, marqué notamment par la vétusté de certaines infrastructures, les anciens ont décidé d’agir. Faute de moyens financiers suffisants pour une réhabilitation complète, la priorité a été accordée à la peinture des salles de classes des finalistes, afin d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage plus décent et motivant.
Au-delà des infrastructures, ces anciens élèves ont également pensé au développement physique et culturel des apprenants. Des ballons de football ont été remis à l’école, tandis que des ballons de basketball devraient suivre dans les prochains jours. Ils ont également entrepris des démarches pour la réfection du terrain de basket, dans le souci de redynamiser la pratique sportive au sein de l’établissement.
Fidèles à l’adage Mens sana in corpore sano un esprit sain dans un corps sain les anciens ont aussi mis l’accent sur l’éveil intellectuel des élèves. À cet effet, des jeux de Scrabble ont été offerts afin de promouvoir la culture générale, la maîtrise de la langue et l’esprit de réflexion. Leur ambition est également de voir renaître des activités académiques telles que les “Génies en herbe”, qui ont autrefois révélé plusieurs figures de la presse et de la vie politique congolaise.
Malgré des moyens limités, l’impact de cette action reste considérable. Ce geste de cœur témoigne de l’amour profond que ces anciens continuent de porter à leur “mère nourricière” et de leur volonté de contribuer à l’avenir des générations futures du Collège Elikia.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
