Culture
Kinshasa – Le Festival International de l’Acteur 2025 met l’accent sur “Voix, Corps et Dignité”, du 10 au 14 décembre prochain
La 12ᵉ édition du Festival International de l’Acteur se tiendra du 10 au 14 décembre à Kinshasa, avec pour cadre thématique “Voix, Corps et Dignité”. Un axe qui met en lumière l’urgence de combattre les violences sexuelles et d’honorer la dignité humaine à travers l’expression artistique.
Du quartier Bandalungwa à Lingwala, le festival investira plusieurs espaces, notamment Mutombo Buitshi (ex Moto na Moto), Ntongo Elamu, ainsi que le terrain Comète. Cette distribution scénique permettra d’impliquer un public large et diversifié autour d’une cause sociale majeure.

Un rendez-vous artistique au service de la dignité
L’édition 2025 fait de l’art un outil de mobilisation citoyenne et de sensibilisation aux violences sexuelles, en invitant le public à réfléchir sur la dignité, la réparation et la cohésion sociale. À travers le théâtre, la danse, la musique, la performance ou le conte, le festival encourage une prise de conscience collective tout en offrant un espace de parole pour les survivantes.
Parmi ses objectifs essentiels, le FIA 2025 vise à : ériger la scène en plateforme d’expression et de libération,, fédérer la société civile autour des enjeux de dignité et de justice sociale, renforcer les capacités locales grâce à des ateliers et formations professionnelles,stimuler les échanges entre artistes, communautés et institutions culturelles.
L’héritage d’un créateur visionnaire
Fondé par H. Galans Mutombo Buitshi (1950-1997), metteur en scène, acteur et dramaturge au regard novateur, le Festival International de l’Acteur repose sur la conviction que l’acteur est avant tout un créateur engagé, porteur d’une parole sociale forte.
Grâce à cette vision, le festival s’est imposé comme un espace incontournable où création artistique, réflexion et rencontre s’entrelacent, tout en contribuant à la préservation des valeurs culturelles congolaises.
Un laboratoire de création et de formation
Depuis ses débuts, le FIA s’est illustré par une programmation plurielle, allant du théâtre à la danse en passant par le conte et la musique. Son volet consacré à la formation constitue également un pilier majeur : plus de 500 jeunes ont été formés aux métiers du spectacle, et plus de 2 000 artistes ont pris part aux différentes éditions.
Ce parcours fait du festival un véritable laboratoire artistique, un espace de recherche scénique et un tremplin pour de nouvelles voies de création.
Une édition tournée vers la résilience et l’unité
À l’heure où les violences sexuelles continuent de frapper les communautés, le FIA 2025 choisit de répondre par la force de l’art et la richesse du dialogue collectif. Cette 12ᵉ édition s’annonce comme un moment vibrant, conjuguant engagement, créativité et résilience, pour rappeler que l’art peut être un instrument puissant de transformation sociale.
Barca Horly Fibilulu Mpia
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
