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Kinshasa : L’avenue Manifeste transformée en bourbier, l’urgence d’une réhabilitation s’impose à Selembao

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Située dans la commune de Selembao, l’avenue Manifeste a été aménagée comme une voie secondaire asphaltée pour soulager les embouteillages récurrents de la route 24 Novembre. Elle dessert plusieurs axes importants, notamment Assosa, Chabba et Birmanie, et joue un rôle clé dans la circulation locale.

Positionnée dans la partie ouest/sud-ouest de Kinshasa, une zone en pleine expansion urbaine, cette avenue constitue un raccourci précieux vers des quartiers centraux comme Huilerie, Triomphal, Victoire ou encore Bayaka, réduisant considérablement le temps de trajet pour les usagers.

Une pluie, et tout bascule

Mais ce rôle stratégique est aujourd’hui fortement compromis. La pluie qui s’est abattue récemment a transformé le rond-point de l’avenue en un véritable marécage. L’eau stagnante, mêlée à la boue, rend la circulation quasi impossible.

Conséquence immédiate : les tarifs de transport ont flambé. Les courses en moto ont grimpé jusqu’à 7 000 FC vers l’UPN et 5 000 FC pour atteindre le rond-point Victoire, tandis que la route 24 Novembre s’est retrouvée à nouveau saturée.

Piétons en détresse, système D à risques

Face à cette impraticabilité, les piétons n’ont d’autre choix que de recourir à des solutions de fortune. Certains jeunes se sont improvisés porteurs, transportant des passants sur leur dos pour leur permettre de traverser les eaux stagnantes. Ce service, facturé à 1 000 FC, expose pourtant à de nombreux risques, notamment celui de chuter dans une eau insalubre.

D’autres usagers sont contraints de négocier âprement les prix avec les motards pour espérer rentrer chez eux, dans un contexte déjà marqué par la précarité.

Une route déjà fragilisée

Bien avant ces inondations, l’avenue Manifeste faisait déjà face à une dégradation avancée. Nids-de-poule, affaissements et manque d’entretien compliquent le passage des véhicules. Les motards, principaux utilisateurs de cette voie, dénoncent également des tracasseries policières récurrentes, aggravant davantage leurs conditions de travail.

L’épisode pluvieux ne fait donc qu’exacerber des difficultés structurelles déjà existantes.

Un axe vital pour l’économie locale

Malgré ces contraintes, l’avenue Manifeste reste un levier important pour la vie économique locale. Elle favorise le petit commerce, facilite les déplacements quotidiens et dynamise les activités de rue grâce au flux constant d’habitants. Lorsqu’elle est praticable, elle constitue une alternative efficace pour fluidifier la circulation dans cette partie de la capitale.

Réhabiliter pour désenclaver durablement

Au regard de son importance, la réhabilitation de l’avenue Manifeste apparaît comme une urgence. Un drainage efficace, la réfection de la chaussée et un entretien régulier permettraient non seulement d’éviter les inondations, mais aussi de garantir une mobilité plus sûre et plus fluide.

Sans intervention rapide, cette voie censée désengorger Kinshasa risque de devenir un point noir supplémentaire dans un réseau routier déjà sous pression.

Elvit Kumbu / Stagiaire UCC

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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