Société
Kinshasa : la marche de santé du parti PEUPLE, une démonstration de renouveau politique et d’unité nationale
Le samedi 26 juillet, le parti politique PEUPLE (Patriotes Écologistes Unis pour la Prospérité, la Liberté et l’Équité) a organisé une marche de santé à Kinshasa. Plus qu’un simple événement sportif, la manifestation s’est imposée comme un véritable souffle nouveau dans le paysage politique congolais, promouvant l’unité nationale et la lutte contre la guerre dans l’Est du pays.
Partie de l’Échangeur de Limete, en passant par plusieurs points de Tshangu pour chuter au Quartier 1 à Ndjili, la marche de santé organisée par le parti PEUPLE a rassemblé des dizaines de militants et sympathisants. Une démonstration pacifique, citoyenne et fortement symbolique pour ce jeune parti à la vision écologiste, sociale et démocrate chrétienne.
Une marche pour la santé… et pour l’avenir du Congo
Sur le parcours, les slogans et discours ont porté sur la justice, la fin des anti-valeurs, la réappropriation des richesses nationales, et le renouvellement d’une classe politique jugée « fatiguée et prédatrice, » fondue dans la devise » la Justice élève une nation.
« Nous sommes ici pour changer la manière de faire les choses », a déclaré un des vice-présidents du parti, introduisant le président sur la scène principale.
Prenant la parole, le président du parti, Dr Papy Mfulu Nkiese, médecin reconnu pour son intégrité, a galvanisé la foule en insistant sur la nécessité de reconstruire un Congo fort, juste et prospère.
« La RDC est au même rang de potentiel que les États-Unis, la Russie, le Brésil ou l’Australie », a-t-il martelé, dénonçant au passage ceux qui « organisent des kermesses électorales tout en pillant les ressources ».
Une vision inclusive et patriotique
Dans un élan d’unité, le président a précisé que le Parti PEUPLE n’accepte aucun tribalisme, prônant une représentation équilibrée des 26 provinces via un secrétariat national géopolitique. Il a cité le tableau de Paul Gauguin “D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?” pour illustrer la nécessité de s’interroger sur le destin collectif du peuple congolais.
La femme au cœur du projet politique
Interrogée par Congoprofond.net, Me Marceline Nyembo, vice-présidente du parti, a souligné la place essentielle de la femme dans la vision du PEUPLE. « Longtemps cantonnée à un rôle esthétique ou symbolique, la femme doit désormais être responsable, autonome, et occuper une place centrale dans les décisions », a-t-elle affirmé, comparant son rôle à celui de la reine aux échecs : stratégique, déterminant et respecté.
Une démarche politique écologique et citoyenne
En écho à la Journée mondiale des mangroves célébrée le même jour, le parti a également rappelé son engagement écologique. Un geste fort dans un monde confronté à une urgence climatique croissante.
Cap vers l’avenir : mobilisation, concours et sortie officielle
Le président Mfulu a annoncé la sortie officielle du parti prévue pour novembre, précédée en septembre d’un concours inter-fédérations pour trouver le meilleur slogan. À la clé : une récompense de 1 000 $ et une parcelle de 20 m². Des descentes sont aussi prévues au Kwilu et au Kongo-Central pour amplifier la mobilisation.
« Celui qui aime ne vole pas les lampadaires, ni l’argent destiné aux munitions », a-t-il lancé comme un rappel éthique aux cadres du parti.
En résumé, la marche du 26 juillet s’est révélée être un moment de réflexion collective, d’affirmation politique et de mobilisation citoyenne. Le Parti PEUPLE entend incarner un renouveau politique centré sur la justice, l’inclusivité et le patriotisme. Une « marche verte » vers un Congo meilleur !
Barca Horly Fibilulu Mpia/Congoprofond.net
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
