Tourisme
Kinshasa : Kingakati, le Parc de Kabila, ferme temporairement ses portes face à la menace Mobondo
Le Parc de la Vallée de la N’Sele, également connu sous le nom de « Parc de Kingakati », a annoncé la fermeture exceptionnelle de ses portes ce week-end, les samedi 8 et dimanche 9 novembre 2025, pour des raisons de sécurité. Situé en périphérie est de Kinshasa, ce site emblématique de détente et d’écotourisme préfère prévenir que guérir, après plusieurs alertes sécuritaires dans les villages environnants.
Dans un communiqué publié ce vendredi, la direction explique que la décision a été « prise par souci de garantir la sécurité des visiteurs et du personnel ». Elle assure également que toutes les dispositions sont en cours pour un retour à la normale dans les meilleurs délais.
Des menaces aux portes de la capitale
Cette fermeture intervient après la circulation d’informations faisant état d’une menace imminente d’attaque attribuée à la milice Mobondo, un groupe armé actif dans l’ouest du pays depuis 2022. Originaire principalement du Mai-Ndombe et du Kwilu, le mouvement s’est illustré par plusieurs affrontements meurtriers et actes de vandalisme, souvent sur fond de conflits communautaires et fonciers.
Selon des sources sécuritaires, des mouvements suspects auraient été signalés à proximité de la vallée, suscitant la vigilance des autorités locales. Des contacts ont été établis avec les Forces armées de la RDC (FARDC) pour renforcer la présence militaire dans la zone et sécuriser les abords du parc.
Un symbole écologique et touristique menacé
Classé parmi les principaux sites écotouristiques de la capitale, le Parc de la N’Sele est un véritable havre de verdure de plusieurs milliers d’hectares, abritant girafes, buffles, zèbres, antilopes et une riche avifaune. Sa fermeture, même temporaire, représente un coup d’arrêt pour le tourisme local à un moment où la capitale multiplie les efforts pour attirer davantage de visiteurs.
La direction a indiqué que les clients ayant réservé des activités seront contactés individuellement afin de convenir d’un report ou d’une solution alternative. « Nous espérons rouvrir très prochainement dès que les conditions de sécurité seront pleinement réunies », rassure-t-on du côté du parc.
Une fermeture sous haute surveillance
Sur le terrain, les autorités locales et les forces de l’ordre se veulent rassurantes. Des patrouilles mixtes police–armée ont été déployées dès vendredi soir autour du périmètre du parc pour prévenir toute infiltration.
Cette fermeture exceptionnelle, même brève, met en lumière la fragilité sécuritaire persistante à l’ouest du pays et rappelle que la capitale n’est pas totalement à l’abri des tensions qui secouent certaines provinces voisines.
Tchèques Bukasa