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Kinshasa en chantier : Face aux polémiques stériles, Daniel Bumba garde le cap sur l’essentiel
À l’heure où certains élus provinciaux, grisés par le séisme politique de l’Assemblée nationale, tentent d’importer à Kinshasa une culture de l’instabilité, le Gouverneur Daniel Bumba, lui, oppose la seule surenchère qui vaille : celle du travail et de la transformation silencieuse de la capitale. L’échauffourée politique à l’Assemblée nationale semble avoir servi de modèle à une poignée d’élus provinciaux.
Ces derniers préfèrent le chaos au chantier. Dans ce brouillard de calculs politiciens, le Gouverneur Daniel Bumba reste le seul à avoir le projet et le courage de moderniser Kinshasa. On croirait voir des élèves ayant suivi un mauvais exemple : certains élus, obsédés par le scénario de la démission de Vital Kamerhe, veulent reproduire à Kinshasa un théâtre d’ombres dans une irresponsabilité qui frise la démence.
Mais face à cette surenchère stérile, le Gouverneur Daniel Bumba incarne un tout autre réalisme : celui de l’action face aux défis colossaux de la métropole. À la tête d’une mégapole aussi complexe que Kinshasa, où les attentes immédiates de la population se heurtent à l’héritage de décennies de gestion déficiente, le Gouverneur Daniel Bumba avance avec une détermination qui dérange.
Loin des projecteurs médiatiques et des joutes parlementaires souvent stériles, son administration s’attelle à la tâche herculéenne de remettre la capitale sur les rails du développement. Face à une offensive politique clairement orchestrée, il incarne un exécutif qui privilégie l’action concrète sur le spectacle politique. Les chiffres avancés par les détracteurs du gouverneur omettent volontairement le contexte global.
La baisse des recettes constatée à la DGRK est la conséquence directe et assumée d’un nettoyage en profondeur des circuits de perception, visant à éradiquer les fraudes massives qui grevaient le budget. Cette cure d’amaigrissement temporaire est un mal nécessaire pour instaurer une saine gouvernance. La révision des systèmes de perception, notamment à l’aéroport de N’djili, a pour but de centraliser les flux et de rendre chaque dollar redevable.
Cette transition génère des délais, mais elle est vitale pour l’avenir. Le recensement des assujettis fiscaux est en cours. Cette démarche méthodique, bien que longue, permettra de construire une assiette fiscale fiable et juste, contrairement aux estimations fantaisistes du passé. Les arriérés salariaux, héritage d’une gestion antérieure, sont traités avec une stratégie de priorisation claire : assainir d’abord les finances pour garantir ensuite la pérennité des versements.
Les nominations opérées par le Gouverneur Bumba répondent à une logique simple: placer des personnalités compétentes, connues pour leur loyauté et leur capacité à obtenir des résultats, à la tête d’entités clés. Il s’agit de briser les silos administratifs et d’imposer une dynamique de coopération entre l’exécutif et le législatif, indispensable pour mener à bien les grands projets de la ville.
La nécessité d’un dialogue institutionnel apaisé, loin des chambardements stériles
La”question orale avec débat” initiée par l’opposition est perçue par beaucoup non comme un simple contrôle parlementaire, mais comme un instrument de déstabilisation politique en pleine période budgétaire. Dans ce contexte, la prudence du gouverneur est de mise.
Soulever des questions de procédure n’est pas une “fuite”, mais le respect des prérogatives de l’exécutif et du calendrier parlementaire dédié au budget, document essentiel pour l’avenir de Kinshasa. Les défis logistiques de l’Assemblée provinciale, réels, sont le résultat de contraintes budgétaires globales et non d’une “asphyxie” volontaire. Le gouvernement provincial œuvre au contraire à une allocation rationnelle des ressources pour toutes les institutions.
Les inquiétudes concernant la vice-présidence de l’Assemblée reflètent un souci légitime de préservation d’un climat de travail serein et constructif, indispensable à la bonne marche de la province. Des réalisations tangibles sur le terrain, preuves d’une vision à long terme Le gouvernement Bumba agit là où cela compte: pour les Kinois. Les chantiers de réhabilitation routière (avenues Kwilu, Kimwenza) avancent malgré des aléas climatiques et techniques inévitables.
Le projet de métrobus, ambitieux, suit son cours d’études pour garantir sa viabilité future. Face aux inondations, l’administration a déployé une réponse immédiate et efficace. La planification de solutions structurelles est en cours, mais elles nécessitent du temps et des investissements lourds. Les opérations de démolition des constructions anarchiques, bien que difficiles, sont courageuses et nécessaires pour appliquer la loi et redonner à la ville son visage légal et organisé.
Kinshasa n’a pas besoin de débats clivants qui paralysent l’action publique.Elle a besoin de stabilité, de vision et de réalisations concrètes. Le Gouverneur Daniel Bumba, en concentrant ses efforts sur la refonte en profondeur des structures de l’État, la modernisation des infrastructures et l’assainissement des finances, pose les bases solides d’un avenir meilleur.
Il est temps de laisser le temps au travail et de soutenir cette œuvre de longue haleine, loin des agitations politiques qui ne servent trop souvent que des ambitions personnelles. L’avenir de Kinshasa se construit dans la persévérance, pas dans la polémique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
