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Kinshasa change d’échelle : Félix Tshisekedi lance le chantier de l’extension urbaine à Menkao

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Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a officiellement lancé, ce lundi 22 décembre, le projet d’extension de la ville de Kinshasa lors d’une cérémonie solennelle organisée à la cité Menkao, dans la commune urbano-rurale de Maluku. Un acte fondateur qui ouvre une nouvelle page de l’histoire urbanistique de la capitale congolaise.

Prenant la parole avant la pose de la première pierre par le Chef de l’État, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Alexis Gisaro, a souligné la portée stratégique de ce projet d’envergure.

« La pierre que vous posez aujourd’hui est le socle d’une nouvelle ville de Kinshasa mieux organisée, mieux connectée, plus productive et résolument tournée vers l’avenir », a-t-il déclaré, saluant une vision ambitieuse et structurante pour la métropole.

Ce vaste programme d’extension urbaine se veut une réponse concrète aux maux qui minent Kinshasa depuis des décennies : croissance anarchique, pression démographique, déficit d’infrastructures et désordre urbain. À travers ce chantier, le gouvernement ambitionne de rompre avec l’improvisation qui a longtemps caractérisé le développement de la capitale, pour lui offrir un cadre planifié, moderne et durable.

Pensée comme une ville fonctionnelle et inclusive, cette nouvelle extension devra intégrer des infrastructures de base, des zones d’habitation, des espaces économiques et des services publics adaptés aux besoins d’une population en constante augmentation. Au-delà de l’urbanisme, le projet vise également à stimuler la productivité, améliorer la qualité de vie des habitants et accompagner la croissance économique de la République démocratique du Congo.

Avec le lancement de ce chantier à Menkao, Kinshasa amorce ainsi une mutation majeure, portée par la volonté politique de bâtir une capitale à la hauteur de son statut et des aspirations de ses millions d’habitants.

Tchèques Bukasa

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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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