Actualité
Kinshasa : CASFEC lance la Grande Rentrée Culturelle pour réveiller l’esprit critique de la jeunesse
Le Centre d’Appui Scolaire pour la Formation d’Élite Congolaise (CASFEC), organisation non gouvernementale de développement (ONGD) à vocation éducative, annonce l’organisation de la Grande Rentrée Culturelle, prévue du jeudi 22 au vendredi 23 janvier à Kinshasa.
Un thème centré sur la jeunesse et la créativité
Placée sous le thème évocateur « Jeunesse, moteur d’une éducation éclairée et créative », cette rencontre se tiendra au Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), logé au sein de la Maison communale de Bandalungwa, dans l’ouest de la capitale congolaise.
*Un espace de réflexion et de stimulation intellectuelle*
Destinée principalement aux élèves du cycle secondaire et humanitaire, mais également aux étudiants universitaires et des études supérieures, la Grande Rentrée Culturelle de CASFEC se veut un cadre d’échange, de réflexion et de stimulation intellectuelle. Elle mettra en avant la lecture, la culture générale et l’esprit critique comme piliers d’une éducation moderne et citoyenne.
*Metiuschelah Yubu, au cœur de la conférence principale*
Selon les organisateurs, la conférence principale sera animée par Metiuschelah Yubu, promoteur et fondateur de l’ASBL CASFEC, reconnu pour son engagement constant en faveur de l’éducation parascolaire à Kinshasa et dans plusieurs provinces du pays.
À travers diverses initiatives, notamment le programme « Intellect Quiz », il œuvre depuis plusieurs années à la promotion de la culture générale, de la langue française et des sciences auprès des jeunes Congolais.
*Un panel de jeunes modèles inspirants*
La rencontre sera également enrichie par un panel de jeunes intervenants, présentés comme des modèles d’épanouissement et d’engagement intellectuel.
Il s’agit de David Kinzungi, Grâce Mukeni, Nathanaël Saidi et Jean-Marc Kazadi, qui partageront leurs expériences et leurs perspectives sur le rôle de la jeunesse dans la construction d’une éducation innovante, responsable et tournée vers l’avenir.

*Deux jours dédiés au savoir et à la culture*
D’après l’affiche officielle de l’événement, les activités débuteront dans l’après-midi et se poursuivront jusqu’en début de soirée, dans une ambiance dédiée à la célébration de la lecture, de la découverte et du savoir, en présence d’élèves ainsi que de membres de l’intelligentsia congolaise.
*Ouverture des inscriptions aux compétitions “Intellect Quiz”*
Par ailleurs, CASFEC profitera de cette Grande Rentrée Culturelle pour annoncer l’ouverture des inscriptions à deux de ses compétitions phares :
Intellectuel Quiz – Acte 8, destiné aux élèves du cycle secondaire et humanitaire ;
Intellectuel Quiz Académique, réservé au milieu universitaire.
Une initiative qui confirme la volonté de CASFEC de faire de la jeunesse congolaise un véritable moteur de transformation éducative et culturelle, à l’heure où les enjeux de formation, de créativité et d’innovation occupent une place centrale dans le développement du pays.
Barca Horly Fibilulu Mpia
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
