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Kinshasa : Affaire du brigadier Kabeya – La police face à ses responsabilités dans un contexte de manipulation médiatique

La mort du brigadier Kabeya Senda Fiston, agent de la Police de circulation routière (PCR), a déclenché une vague d’émotion et de spéculations, avec des accusations portées contre la sécurité de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Cependant, cette affaire soulève des questions sur une possible manipulation médiatique et une instrumentalisation politique.

La diffusion virale d’une vidéo montrant un agent de la PCR accusant un membre de la sécurité de la Première ministre d’être impliqué dans la mort du brigadier Kabeya a enflammé les réseaux sociaux. Pourtant, plusieurs éléments suggèrent une possible manipulation.

Questions sur l’origine et le but de la vidéo

La vidéo, tournée dans des conditions opaques, montre un policier en tenue livrant une version accusatrice unilatérale, sans aucun élément visuel corroborant ses dires. Pourquoi ce récit n’a-t-il émergé que sept jours après les faits ? S’agit-il d’une tentative délibérée de discréditer la Première ministre en la liant à un drame dont elle est totalement étrangère ?

L’agent lui-même reconnaît que la Première ministre n’était pas présente lors des faits, qu’aucun ordre n’a été donné par elle ou son cabinet, et que les forces impliquées relèvent de l’UPI-HP, une unité de la Police nationale, et non d’une milice privée.

Pourquoi, alors, cette insistance médiatique à mêler la cheffe du gouvernement à l’affaire ?

La police en première ligne : transparence exigée

Plutôt que de laisser prospérer les rumeurs, la Police nationale doit impérativement :

• Identifier l’origine de la vidéo : qui a incité ou encadré cet agent à filmer cette déclaration ?

• Élucider les circonstances exactes du décès : était-ce vraiment une « torture », comme allégué, ou un incident survenu lors d’une altercation ?

• Clarifier les tensions internes : les conflits entre l’UPI-HP et la PCR sont récurrents. S’agit-il ici d’un règlement de comptes entre unités ?

Le communiqué de la police a bien annoncé une enquête, mais le silence qui s’ensuit alimente les spéculations. La population mérite des réponses rapides et factuelles.

Une Première ministre victime collatérale ?

Tout converge vers un scénario troublant :

• Une vidéo sortie de nulle part, accusant indirectement la Première ministre via sa garde.

• Aucune preuve tangible ne lie l’incident à son entourage.

• Un timing suspect, alors qu’elle mène des réformes sensibles.

Est-ce un coup monté pour détourner l’attention d’autres scandales ? Ou une manœuvre pour affaiblir son autorité ?

La solution ne réside pas dans les polémiques, mais dans l’action de la police et des tribunaux militaires.

• Si des policiers ont fauté, qu’ils répondent devant la loi.

• Si la vidéo est manipulée, ses auteurs doivent être poursuivis pour diffamation.

La Première ministre, connue pour son intégrité, ne saurait être tenue responsable des dysfonctionnements d’une institution qui doit se réformer en interne, indiquent certaines sources.

Mike Tyson Mukendi / CONGOPROFOND.NET