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Actualité

Guerre dans l’Est : des rudes combats entre le M23 et les Wazalendo signalés à Masisi-Centre

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D’intenses affrontements opposent, ce jeudi 3 avril 2025, les rebelles du M23/AFC aux combattants volontaires pour la défense de la patrie (VDP/Wazalendo) dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu (RD Congo). Les combats, qui ont éclaté dès 4 heures du matin, se déroulent en plein cœur de Masisi-Centre.

Selon des sources locales qui livrent cette nouvelle, les Wazalendo tentent de reprendre le contrôle de la zone après plusieurs affrontements récents contre le M23. La situation reste très volatile, avec des échanges de tirs nourris signalés dans plusieurs quartiers.

Des habitants contactés par CongoProfond.net indiquent un renforcement des positions rebelles, avec un afflux d’hommes et d’armements, à quelques jours seulement des pourparlers prévus entre le gouvernement congolais et le M23, le 9 avril à Doha, au Qatar.

Ces nouvelles attaques, devenues répétitives dans cette partie du pays, interviennent près de quatre mois après que Masisi-Centre est tombé aux mains de l’AFC/M23. Depuis lors, les activités socioéconomiques de la cité peinent à redémarrer, et la société civile locale rapporte que plus de 50 % de la population masisoise a fui la cité. Ceux qui restent se trouvent dans des conditions de vie précaires, entassés autour de l’hôpital général de référence de Masisi et de la base de Médecins Sans Frontières (MSF).

Cedrick Sadiki Mbala

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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