Actualité
Kinshasa : 1ère sortie du général Blaise Mbula Kilimba Limba aux côtés du Chef de l’État
Le nouveau commandant de la Police de la ville de Kinshasa, le commissaire divisionnaire adjoint Blaise Mbula Kilimba Limba, a effectué sa première sortie officielle aux côtés du Président de la République Félix Tshisekedi, ce jeudi 20 juillet 2023.
C’était à l’occasion du lancement, par le Chef de l’État, des travaux de construction de la Cité de métiers dénommée » Musala », entièrement financée par l’Ambassade de Belgique à Kinshasa, à travers l’agence belge de développement ( ENABEL). Ce centre sera érigé au sein de l’institution agricole de Mombele.
Pour cette première sortie avec le Commandant suprême des Forces armées de la République démocratique du Congo et de la Police nationale congolaise, le numéro 1 de la Police/Kinshasa a fait preuve de professionnalisme, au regard du dispositif sécuritaire de ses éléments sur le lieu de la manifestation.
L’homme qui a promis de traquer les « Kulunas » durant son mandat jusqu’à leur dernier retranchement, entend faire de Kinshasa une ville sécurisée où les personnes vaqueront librement à leurs occupations, en toute quiétude, et leurs biens protégés.
Fervent chrétien et intellectuel avéré Blaise Mbula Kilimba Limba est un homme de caractère, très équilibré, et qui impressionne par son honnêteté.
À quelques mois de la tenue des élections en République démocratique du Congo, le successeur du général Sylvano Kasongo a d’énormes défis à relever dans cette capitale cosmopolite.
Pour revenir à l’événement de Mombele, cet ouvrage dont le Président de la République a posé la première pierre, sera complémentaire et sans interférence dans les attributions de la ministre de Formation professionnelle et métiers, madame Kipulu.
Avec son coût estimé à 10.000.000 d’€uros, le projet Kin-Emploi devra aider la capitale congolaise à diminuer le taux de chômage des jeunes de 15 à 25 ans dont 50% sont des femmes.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
