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Kibali Goldmine : Le modèle à dupliquer, selon le ministre Muhindo Nzangi
En mission officielle dans la province du Haut-Uele, le ministre du Développement rural, Muhindo Nzangi, n’a pas caché sa satisfaction face aux performances technologiques et à l’impact socio-économique de Kibali Goldmine. Un modèle d’exploitation minière qu’il appelle à répliquer dans toutes les provinces minières de la RDC.

« Kibali est un véritable poumon économique, un partenaire stratégique du gouvernement congolais. Par la création de milliers d’emplois directs et indirects, cette entreprise a non seulement pacifié la région, mais elle a également contribué au transfert réel de compétences aux Congolais », a salué Muhindo Nzangi, lors de sa visite sur le site minier.
L’appel à un capitalisme responsable
Pour le ministre Nzangi, l’exemple de Kibali Goldmine prouve qu’un partenariat intelligent entre État et investisseurs privés est non seulement possible, mais indispensable au développement du pays. « Il faut dupliquer ce modèle d’investissement sérieux dans toutes les provinces minières de la République. C’est à cette condition que notre richesse minérale servira enfin de levier de développement durable », a-t-il martelé.

Le Haut-Uele entre mines et agriculture
Cette visite s’est tenue à l’invitation du gouverneur Bakomito, qui a fait de la transformation structurelle de la province son cheval de bataille. Le chef de l’exécutif provincial se donne pour mission de faire triompher la vengeance du sol sur le sous-sol-une politique volontariste axée sur des projets agricoles durables à haute valeur ajoutée, destinés à renforcer la sécurité alimentaire et à valoriser le potentiel agraire du Haut-Uele, au bénéfice de toute la nation.
Tchèques Bukasa & Juvenal Mutoo/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
