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Kinshasa : Cas suspects de Mpox et rougeole dans un camp de sinistrés des inondations (ministère de santé)
Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention sociale de la République démocratique du Congo a signalé deux cas confirmés de Mpox et quatre cas suspects de rougeole parmi les sinistrés des inondations d’avril dernier à Kinshasa.
Cette alerte a été lancée lors d’une réunion sur la situation sanitaire et humanitaire, mettant en lumière les défis auxquels font face les populations vulnérables.
Les deux cas de Mpox ont été identifiés dans des sites d’accueil : un au stade municipal de Bandalungwa et l’autre au stade Tata Raphaël, avec un cas suspect supplémentaire à Bandalungwa.
Parallèlement, quatre cas suspects de rougeole ont été détectés chez des enfants sur le même site, soulevant des inquiétudes quant à la propagation de ces maladies contagieuses dans un contexte déjà fragile.
En réponse à cette situation, le ministère de la Santé a annoncé le retour de 145 sinistrés dans leurs milieux de vie, marquant un progrès dans la gestion des conséquences des inondations. Les autorités sanitaires continuent de collaborer avec les partenaires humanitaires pour renforcer les mesures de prévention et de sensibilisation, afin d’assurer la sécurité et la santé des populations affectées.
Désiré Rex Owamba/CongoProfond.net
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
