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Kibali : 191.612 onces d’or produits au cours du 1er trimestre de 2021, bon départ !
La mine de Kibali, exploitée par Barrick Gold en RDC, a produit 191 612 onces d’or1 au cours du premier trimestre de 2021, ce qui lui permet de respecter les prévisions et d’atteindre son objectif pour toute l’année, a déclaré Mark Bristow, Président directeur général de Barrick, lors d’un point de presse organisé le lundi 19 avril dernier à hôtel Memling de Kinshasa.
L’exploitation de la mine souterraine a de nouveau été le moteur de la production, et les améliorations continues de l’alimentation et des taux de récupération de l’usine ont également contribué au rendement de Kibali qui est conforme aux prévisions. Les projets visant des améliorations diverses réalisés au cours du trimestre, y compris une mise à niveau de l’infrastructure de hissage, devraient encore améliorer ses performances.
Au cours de ce trimestre, les coûts de production d’électricité ont été avantageux grâce au niveau élevé des eaux des rivières alimentant les trois centrales hydroélectriques de la mine, lui fournissant la majeure partie de ses besoins en énergie. Le réseau électrique a récemment été amélioré par l’installation d’un système de support de batterie de 9MW.
Ce nouveau système diminuera également le besoin d’une alimentation de secours au diesel, conformément à la stratégie de la mine visant à réduire son empreinte carbone.
Le strict respect des protocoles de prévention contre la Covid-19 a largement protégé la mine de l’impact de la deuxième vague de la pandémie.
Quant aux perspectives d’avenir, Kibali a sécurisé d’autres opportunités d’exploitation à ciel ouvert afin d’équilibrer sa mine souterraine, continuer à remplacer les réserves et ajouter de la flexibilité à l’exploitation pour soutenir son solide plan décennal.
Kibali a maintenu son investissement dans le développement communautaire, entre autres, en faisant avancer les travaux de bétonnage d’un tronçon de 1,5 km de route construite à Durba par Kibali. La fourniture de sources d’eau potable supplémentaires aux villages environnants a également été étendue. Au cours de ce premier trimestre, la mine a lancé une campagne innovante pour stimuler l’économie de Durba en distribuant des bons d’achat locaux aux employés.
Bristow a déclaré que Kibali continuait à soutenir le Parc national de la Garamba en RDC, l’un des plus anciens d’Afrique et un site du patrimoine mondial de l’UNESCO, et qu’il n’y avait pas eu un seul cas de braconnage d’éléphants en 2020. Le programme de soutien comprend des colliers de repérage pour les éléphants, du carburant pour les avions de repérage et des améliorations des infrastructures. Un plan visant à réintroduire le rhinocéros blanc et l’élan géant dans le parc est la prochaine grande entreprise.
« Nous sommes impatients de travailler en étroite collaboration avec Son Excellence Monsieur le Président de la République, Felix-Antoine Tshisekedi et son nouveau gouvernement de coalition afin de renforcer davantage notre partenariat avec la RDC et de résoudre certaines questions en suspens concernant le Code minier et le rapatriement de l’argent, » a déclaré Bristow. Depuis que le développement de Kibali a commencé en 2010, il a contribué à hauteur de $3.5 milliards à l’économie de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
