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Ituri : risque de suspension de tous les projets en cours (Gouvernement provincial)

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C’est depuis le 13 avril 2021 que 33 députés provinciaux de l’Ituri sur 41 présents ont voté une motion de censure contre le gouvernement provincial, lui reprochant de mauvaise gouvernance, affairisme, gestion calamiteuse et opaque de la province. Ayant demandé la démission dans un court délai de l’exécutif provincial et son gouvernement, les pétitionnaires ne cessent de multiplier des actions visant à obtenir son départ effectif.

Plus tard dans la soirée de ce mardi 20 avril 2021, des affiches sur lesquelles on pouvait lire : la paix et la sécurité en Ituri ont besoin des hommes d’Etat et non des affairistes sanguinaires! L’Union sacrée de la nation/province de l’Ituri exige le départ définitif de Jean Bamanisa! Bamanisa tuer n’est pas bon, voler n’est pas bon! Petite suisse iko wapi ? (Où es la petite Suisse promise? )…, ont fait le tour des réseaux sociaux.

Reconnaissant démissionnaire son gouvernement, Jean Bamanisa appelle cependant les membres de son gouvernement à vaquer librement à leurs activités jusqu’à la remise et reprise avec le nouveau gouvernement installé par l’assemblée provinciale et investi par le chef de l’Etat.

Alors que plusieurs projets sont en cours dans plusieurs secteurs, la crise actuelle semble constituer un blocage pour leurs exécutions.

Revenant sur cette situation, le ministre provincial des Infrastructures, travaux publics et reconstruction menace de suspendre les travaux de réhabilitation des différents axes routiers dans tous les territoires de la province car, dit-il, : « On ne peut pas inviter le partenaire dans un tel environnement ou l’incertitude plane encore. Pour les projets qui sont en cours, je pense que je peux me permettre d’annoncer à la population que la semaine qui vient, nous allons évaluer la situation et éventuellement arrêter certains travaux car j’ai pu entendre de la bouche de certains députés provinciaux que la priorité n’était pas les routes mais plutôt la motion ».

Chrisante UCIRCAN BULE dénonce, par ailleurs, le comportement d’autres couches qui menacent d’appeler la population à l’incivisme fiscal. « C’est qui n’est pas citoyen! « , conclut-il.

Verite JOHNSON/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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