Politique
Kasumbalesa : Le bloc de l’opposition prévoit des manifestations de riposte contre la réforme constitutionnelle
Dans une déclaration politique lue ce samedi 07 Décembre 2024 dans la salle RIVA LODGE de kasumbalesa, le bloc de l’opposition politique sort de son silence et proteste contre l’initiative de révision ou changement de la Constitution envisagé par le Régime Tshisekedi.

Selon l’esprit de la déclaration, le pouvoir en place n’a pas des véritables raisons pour réviser ni changer l’actuelle constitution en dehors de l’idée de se maintenir au pouvoir au delà du délai Constitutionnel.
Pour le bloc de l’oppositionà kasumbalesa, composé de LGD de Matata, Ensemble de Katumbi et le PPRD de Kabila, le régime de Tshisekedi doit mettre de l’énergie au changement de la vie de la population car l’actuelle Constitution ne bloque en rien la matérialisation de la vision du président Tshisekedi.

C’est ainsi qu’en suivant le mot d’ordre de la haute hiérarchie de l’opposition, le bloc de l’opposition politique s’oppose farouchement à la démarche visant la revisitation ou le changement de la Constitution pour les raisons suivantes :
L’actuelle constitution n’est nullement l’oeuvre des étrangers ni rédigée à l’étranger mais le fruit des congolais réunis à Kisangani ;
La Constitution actuelle à permis la passation pacifique et civilisée du pouvoir et prône la cohésion nationale;
Elle assure le bon fonctionnement des institutions et un véritable Etat de droit ;
– Aucune disposition de la Constitution n’interdit au régime actuel d’améliorer la vie de la population;
– Aucune disposition n’interdit de finir avec la guerre de l’Est imposée par le M23, AFC avec le soutien du Rwanda ;
– Aucun article n’interdit de finir avec l’insécurité à kasumbalesa.
Pour faire échec à ce projet du pouvoir en place, le bloc de l’opposition annonce la tenue des plusieurs manifestations à kasumbalesa dans les jours avenirs.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
