Connect with us

Actualité

Influenceurs : Les nouvelles célébrités de la bêtise érigées en modèle en RDC

Published

on

 

Dans un monde où l’absurde semble devenir la norme, le phénomène des « influenceurs » prend des proportions inquiétantes, particulièrement en RD Congo. Ces personnages cabotins et dédaigneux à l’esprit étriqué, souvent plus préoccupés par le nombre de likes que par le contenu de leur discours, s’érigent en modèles pour une jeunesse en quête d’identité.

Mais de quels modèles parle-t-on réellement ? Il suffit de parcourir les réseaux sociaux pour comprendre la nature de ces « influenceurs ». Entre dénudement provocateur et insultes à gogo, ils semblent avoir trouvé la recette pour devenir célèbres : choquer, déranger et, surtout, ne rien proposer de constructif. Ces comportements sont récompensés par des prix officiels, comme si la bêtise devait être célébrée.

Quelle ironie ! Dans un pays où les défis socio-économiques sont immenses, on préfère ériger en héros des individus qui ne brillent que par leur vacuité. Attribuer le titre d’« influenceur de l’année » à quelqu’un qui ne fait que se dénuder sur Instagram ou se livrer à des joutes verbales stériles sur les réseaux sociaux, c’est comme offrir un prix Nobel de la paix à un seigneur de guerre et fauteur de troubles.

Cela en dit long sur notre société et sur les valeurs que nous choisissons de promouvoir. Quelles qualités ces influenceurs possèdent-ils pour être considérés comme des modèles ? Leur capacité à attirer l’attention ? À dégrader le débat public ? À vendre une image déformée de la réalité ? Si c’est cela, alors nous sommes en droit de nous interroger sur les critères de notre admiration.

Le problème ne réside pas seulement dans ces « célébrités » éphémères, mais aussi dans la jeunesse qui les suit aveuglément. En leur attribuant une importance démesurée, nous alimentons une culture de la superficialité, où les likes deviennent un substitut à la véritable reconnaissance. Quel avenir bâtissons-nous pour nos jeunes en leur offrant comme référence des individus dont les seules compétences semblent être le vide et le bruit ?

Il est grand temps de repenser ce que signifie être un « influenceur » en RDC. Au lieu de céder à la facilité et de célébrer la bêtise, pourquoi ne pas promouvoir ceux qui apportent une réelle valeur ajoutée à la société ? Ceux qui, par leur engagement, leur créativité ou leur intellect, inspirent une véritable émulation ? Nous devons questionner ces choix et exiger que les valeurs que nous véhiculons reflètent un idéal plus noble.

Alors, chères autorités de la RDC, à quoi bon ériger la bêtise en exemple sociétal ? La jeunesse congolaise mérite mieux que des modèles de vacuité. Il est temps de mettre fin à cette glorification de l’insignifiance et de choisir des influenceurs qui influencent réellement, qui élèvent le débat et qui construisent une société meilleure. Ne laissons pas la bêtise devenir notre héritage.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

Published

on

L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

Continue Reading