Politique
Kasumbalesa : la DGDA éprouve d’énormes difficultés dans la maximisation des recettes au couloir
Les conditions du travail des douaniers au couloir des petits commerçants transfrontaliers deviennent trop préoccupantes depuis presque 4 mois. Ceci met en difficulté la DGDA dans la maximisation des recettes telle que voulue par l’État congolais.
Dans un premier temps, les agents de la douane, au couloir, font face aux transporteurs qui ont dû mal à comprendre la modalité de la déclaration des marchandises en lieu et place des commerçants !
» Les transporteurs viennent avec une incompréhension terrible dans la déclaration des marchandises. Aujourd’hui, les marchandises ont perdu leurs valeurs normales à la déclaration, car nous faisons face à une incompréhension jamais connue de la part des transformateurs qui viennent à la place des commerçants et responsables des marchandises ! Voilà pourquoi nous invitons les structures qui gèrent les commerçants et les transporteurs à une certaine organisation. La DGDA délivre un document à 200.000fc, il est difficile aujourd’hui pour un vélo d’obtenir à 200.000 FC un document ( DSI ) nous faisons defois le groupage des vélos pour un document », déclare sous l’anonymat un agent de la DGDA au couloir.
Autre facteur mettant en difficulté la douane, c’est la contrebande qui s’observe depuis un certain temps, sous l’œil impuissant des autorités politico-administratives qui, du reste, sont au courant de cette manœuvre.
» La contrebande qui monte en puissance, même pendant la journée, constitue aussi un handicap majeur dans la maximisation des recettes. Au début, on faisant 350 à 400, camions( DSI) du ciment par semaine. Aujourd’hui, nous sommes en difficulté même pour en faire 10, 15 par semaine. A la base : la contrebande le long de la frontière ! Nous appelons à l’implication des autorités provinciales, nationales et locales pour mettre fin à cette pratique qui fait perdre à l’État congolais des colossales sommes d’argent », ajoute la même source.
Joseph Malaba/Congoprofond.net
Politique
RDC : pour un cycle électoral permanent, Andy Bemba appelle à une refondation profonde du système politique national
Dans une déclaration faite ce lundi 4 mai 2026, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée (NP), a dressé un constat sévère de la vie politique congolaise. Selon lui, depuis 2006, le pays semble enfermé dans un cycle électoral répétitif qui freine son développement et met en lumière les limites du système en place.
« Depuis 2006, notre pays semble vivre dans un cycle électoral permanent », a-t-il affirmé, soulignant que tous les deux à trois ans, les mêmes dynamiques refont surface.
Alliances fragiles, oppositions de circonstance, tensions politiques croissantes, pressions avant les scrutins et contestations après les résultats deviennent, selon lui, une routine inquiétante. « Parfois même des rébellions », a-t-il ajouté, pointant les dérives les plus graves de cette instabilité chronique.
Pour Andy Bemba, cette répétition n’est pas anodine. Elle constitue plutôt un signal d’alarme. « Cette répétition ne révèle-t-elle pas les limites de notre système politique ? N’est-ce pas le signe d’un système politique défaillant ? », s’est-il interrogé, invitant à une réflexion collective profonde.
Le leader politique estime que le pays ne peut plus se permettre de consacrer autant de temps et d’énergie à des débats interminables autour des élections et de la constitution. « Nous ne pouvons pas continuer à perdre des années dans des débats sans fin », a-t-il martelé, appelant à un changement de cap immédiat.
Dans sa vision, la solution passe par une refondation ambitieuse du modèle politique congolais. Il plaide pour « de nouveaux textes », des « réformes courageuses », mais aussi pour « une administration forte et dépolitisée ». Il insiste également sur l’importance d’« une justice véritablement équitable » et du respect strict des lois par tous les acteurs, sans exception.
Pour Andy Bemba, l’avenir du pays dépendra de la capacité des congolais à dépasser les clivages actuels et à s’engager dans une dynamique de progrès réel. « Il est temps de repenser notre modèle politique et d’avancer avec ceux qui veulent réellement faire progresser le pays », a-t-il conclu. Dans un contexte politique souvent marqué par les tensions et les incertitudes, cet appel à la réforme sonne comme une invitation à rompre avec les pratiques du passé pour bâtir un avenir plus stable et plus juste.
Si les mots trouvent écho dans les actes, alors ce cycle répétitif pourrait enfin céder la place à une véritable renaissance politique. en République démocratique du congo, où les controverses ne cessent de susciter des déplaire à la souveraineté nationale.
Blaise Abita Etambe
