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Kasumbalesa : En colère contre l’IGF, les déclarants en douane déclenchent une grève
Les violons ne s’accordent pas, à Kasumbalesa dans le Haut-Katanga, entre l’Inspection générale des finances(IGF), en mission de contrôle dans les régies financières, et les déclarants en douane.
À la base de ce climat, les déclarants reprochent aux inspecteurs de l’IGF d’être un blocage à l’exercice de leurs activités avec les douaniers. Pour eux, les inspecteurs de l’IGF ont dépouillé les agents de la DGDA/Kasumbalesa de leurs attributions et les étouffent en les empêchant d’être en contact avec les déclarants.
» Nous voulons que les inspecteurs de l’IGF respectent leurs attributions et nous laissent être en contact avec les douaniers comme d’habitude. Depuis qu’ils sont là, nous travaillons avec difficulté. Ils ont même pris la place des agents DGDA et s’adonnent à la vérification des documents et des articles. Ils assistent même à la modification, ils déchargent même les articles pour une vérification pièce par pièce. Ce qui pousse à la lenteur et comme conséquence : les camions ne parviennent pas à quitter le parking avant et au lieu de mettre 2 jours, nous mettons 4 soit 5 jours « , déclare un déclarant ayant requis l’anonymat.
Ce lundi 28 novembre 2022, ils ont entamé un mouvement de grève pour manifester leur mécontentement.
Nos efforts pour atteindre les inspecteurs de l’IGF demeurent vains. Même le responsable de la DGDA à Kasumbalesa demeure jusqu’à l’instant injoignable.
JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
