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Kasumbalesa : Anaclet Kabeya et Passy Moleka plaident pour les victimes de la démolition

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La ville de Kasumbalesa dans la province du Haut- Katanga est le théâtre de la démolition des maisons construites le long de la frontière. L’opération est partie du déguerpissement de la base Bilanga de l’Udps le mercredi 26 août 2020.

Cette situation a suscité la réaction de deux députés de ce coin, notamment l’élu provincial Passy Moleka et le député national Anaclet Kabeya. Dans un entretien téléphonique avec le gouverneur Jacques Kyabula du Haut-Katanga, ces élus du peuple ont présentés leurs inquiétudes auprès de l’autorité provinciale, celle de voir une centaine des familles sans abris, à la belle étoile. Ils ont sollicité du gouverneur Kyabula une assistance en faveur de ces victimes de la démolition.

La plaidoirie a touchée le chef de l’exécutif provincial en séjour à Kinshasa qui a promis à ses interlocuteurs son implication à son retour, pour une solution salvatrice en faveur de cette population.

Bien plus, les deux élus n’ont pas manqué de présenter a Jacques Kyabula le soucis de la population de Kasumbalesa de voir le gouvernement provincial relancer les travaux sur l’avenue Le Mérite et surtout sa visite à Kasumbalesa.

En retour, le gouverneur Kyabula a remercié ses hôtes pour l’intérêt accordé à leurs bases. Et il a promis de se rendre à Kasumbalesa dans le jours qui suivent.

 

Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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