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Kasaï : PAAF et PEQIP mobilisent les acteurs éducatifs de Mweka à Tshikapa
De Mweka à Tshikapa, la province du Kasaï a vibré au rythme des échanges autour du Projet d’Appropriation et d’Autonomisation des Filles (PAAF), financé par la Banque mondiale, et du Projet d’Amélioration de la Qualité de l’Enseignement Primaire (PEQIP), soutenu par le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE).
Du 19 au 20 décembre 2025 à Mweka, puis du 22 au 23 décembre à Tshikapa, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a réuni les autorités scolaires provinciales et les acteurs communautaires locaux pour une mobilisation d’envergure des parties prenantes.
C’est à Mweka, dans la province éducationnelle Kasaï 2, que la mission de mobilisation a débuté. Pendant deux jours, du 19 au 20 décembre, les autorités scolaires, les représentants des parents d’élèves, les responsables des écoles conventionnées ainsi que les organisations de la société civile ont pris part à des ateliers d’échanges axés sur l’imprégnation et l’appropriation des projets PAAF et PEQIP.
Quelques jours plus tard, du 22 au 23 décembre 2025, la mission s’est poursuivie à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, dans une atmosphère à la fois solennelle et engagée. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre provincial de l’Éducation nationale, M. Gérard Mundeke Kavudisa, marquant l’importance accordée par les autorités provinciales à la réussite des projets PAAF et PEQIP.
Dans son mot d’ouverture, le ministre provincial a insisté sur la nécessité d’une implication collective afin de garantir une éducation de qualité, inclusive et équitable, en particulier en faveur des filles. Il a appelé les différents acteurs à s’approprier pleinement ces projets, présentés comme « des leviers majeurs du développement humain dans la province ».
À Tshikapa comme à Mweka, les experts des projets ont présenté les objectifs, les composantes et les activités du PAAF et du PEQIP. Les échanges interactifs ont permis aux participants d’exprimer leurs préoccupations, leurs craintes, mais aussi leurs recommandations en vue d’une mise en œuvre efficace et transparente.
Un accent particulier a été mis sur les mécanismes de prévention, notamment ceux liés aux violences basées sur le genre, à l’exploitation et aux abus sexuels.
Les participants ont également été sensibilisés à l’existence du Mécanisme de Gestion des Plaintes, avec la présentation du numéro vert 178.
La stratégie adoptée repose sur une diffusion de l’information en cascade. À l’issue des ateliers, les autorités éducatives, les associations de parents d’élèves et les représentants des écoles conventionnées se sont engagés à relayer les messages clés auprès des écoles, des communautés et des familles.
Des points focaux ont été identifiés afin d’assurer une communication continue, le suivi des activités et la remontée des préoccupations du terrain vers les équipes des projets.
Faustin Nkumbi
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Kinshasa : Un policier abattu à Masina, un militaire de la Garde Républicaine devant la justice
Une audience publique s’est tenue ce mardi 10 mars 2026 à Kinshasa dans l’affaire du décès du policier Ngetadidi Juslain, connu sous le surnom de « Me Rouge ». L’agent avait été tué le 14 février 2026 alors qu’il était en service au sous-commissariat Révolution, situé dans la commune de Kimbanseke.
Le principal prévenu dans ce dossier est Kaseba Katembwe, un militaire appartenant à la Garde Républicaine, poursuivi notamment pour meurtre.

Une affaire liée au vol présumé d’une moto
D’après les éléments présentés par la partie civile, les faits remonteraient au 13 février 2026. Ce jour-là, l’accusé aurait participé au vol d’une moto en compagnie de son ami Félicien Itani, également militaire.
Le lendemain, 14 février, ce dernier aurait été arrêté par les policiers du sous-commissariat Révolution et placé au cachot.
Une altercation qui tourne au drame
Toujours selon la partie civile, Kaseba Katembwe se serait ensuite rendu au poste de police afin d’exiger la libération immédiate de son ami. Une vive altercation aurait alors éclaté avec le policier Ngetadidi Juslain.
Au cours de cet échange tendu, le militaire aurait sorti son arme et tiré à bout portant sur l’agent, avant de procéder à la libération de son ami détenu.
Une tentative de manipulation de l’information
Après les faits, les deux hommes auraient transporté la victime vers l’hôpital Sino-Congolais. Parallèlement, ils auraient diffusé une information erronée présentant le policier comme un criminel, selon les déclarations rapportées par la partie civile.
Un suspect arrêté, un autre toujours recherché

Arrêté le 17 février pour meurtre et vol de moto, Kaseba Katembwe aurait été formellement reconnu par le plaignant du vol de moto. Ce dernier a expliqué devant le tribunal les circonstances dans lesquelles les deux militaires lui auraient ravi son engin. Quant à son présumé complice Félicien Itani, il serait actuellement porté disparu. Le tribunal a exigé sa comparution afin d’éclairer davantage les circonstances de cette affaire.
L’instruction se poursuit et le dossier reste en examen devant la justice.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
