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CAN 2025 : La RDC démarre par une courte mais précieuse victoire face au Bénin
La République démocratique du Congo a idéalement lancé sa campagne à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 en s’imposant sur la plus petite des marges (1-0) face au Bénin, ce 22 décembre 2025, lors de la 1re journée du groupe D. L’unique réalisation de la rencontre a été inscrite dès la 16e minute par Théo Bongonda, parfaitement servi par Arthur Masuaku. Un but rapide qui a suffi au bonheur des Léopards dans une rencontre âprement disputée.
Vainqueurs au score, les Congolais ont toutefois affiché des statistiques en retrait, notamment en possession (38 % contre 62 % pour le Bénin). Les Guépards se sont montrés entreprenants, multipliant les initiatives et les situations offensives, mais ont manqué de justesse dans le dernier geste. Solide défensivement et réaliste, la RDC a su préserver son avantage grâce à une organisation disciplinée et une efficacité clinique.
Avec ces trois premiers points, la RDC se met en confiance avant un choc attendu face au Sénégal lors de la prochaine journée. Un test de taille qui exigera un niveau de jeu plus abouti pour confirmer les ambitions congolaises dans cette CAN 2025.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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RDC : Néhémie Mwilanya accuse Tshisekedi de “trahison” et défend l’héritage de Joseph Kabila
Invité sur le plateau de TV5 Afrique, ce week-end, le professeur Néhémie Mwilanya, cadre du PPRD et ancien directeur de cabinet du président honoraire Joseph Kabila, est longuement revenu sur les circonstances du départ de ce dernier du pouvoir. Contrairement aux lectures dominantes, il affirme que Joseph Kabila n’a pas été contraint par faiblesse, mais par patriotisme. Selon lui, l’ancien chef de l’État a fait le choix volontaire de quitter le pouvoir afin d’éviter un bain de sang et de préserver l’unité nationale, permettant ainsi la première alternance pacifique de l’histoire de la RDC, un geste rare sur le continent africain.

Le code minier, point de rupture avec l’Occident
Pour Néhémie Mwilanya, l’élément déclencheur des tensions entre le régime Kabila et certaines puissances occidentales fut la révision du Code minier. Il soutient que cette réforme visait à redonner à l’État congolais un contrôle réel sur ses ressources naturelles afin de financer les politiques sociales et le développement national. Cette orientation souverainiste aurait suscité, selon lui, de fortes résistances de la part des États-Unis, du Canada et de l’Union européenne, accusés d’avoir exercé pressions, menaces et intimidations pour protéger les intérêts de leurs multinationales.
ONG et mouvements citoyens accusés de manipulation politique
Dans son intervention, Mwilanya va plus loin en affirmant que plusieurs mouvements citoyens et organisations dites de défense des droits de l’homme auraient été instrumentalisés pour affaiblir Joseph Kabila. Il cite notamment FILIMBI, LUCHA ou encore l’ACAJ, qu’il accuse d’avoir servi de relais à une propagande négative en complicité avec l’UDPS alors dans l’opposition. Il s’interroge sur leur silence actuel face aux abus présumés sous le régime de Félix Tshisekedi, estimant que leur disparition de l’espace public est révélatrice.
Accords miniers et sécurité : la charge contre Tshisekedi

Abordant la question des accords miniers conclus sous le régime actuel, Néhémie Mwilanya parle ouvertement de “trahison”. Il reproche à Félix Tshisekedi d’avoir cédé les minerais congolais aux intérêts américains sans garanties sécuritaires pour le pays, contrairement à la ligne de résistance adoptée sous Kabila. Il établit un parallèle avec l’Ukraine et le président Zelensky, estimant que ces accords n’ont apporté ni protection ni stabilité. Il accuse également le régime actuel d’avoir affaibli la sécurité nationale, citant la résurgence du M23 et la perte de contrôle sur certaines parties du Nord et du Sud-Kivu.
Crise sociale et verdict de l’histoire
Sur le plan social, Mwilanya dresse un tableau sombre de la situation actuelle, évoquant une pression fiscale excessive sur une population déjà appauvrie. Il dénonce la multiplication des taxes, l’absence d’infrastructures et l’aggravation de la pauvreté, qu’il attribue à la perte du contrôle des ressources minières. En conclusion, il affirme que l’histoire finira par rétablir la vérité sur Joseph Kabila et juge sévèrement le bilan de Félix Tshisekedi. “La vérité reste têtue”, conclut-il, convaincu que le peuple congolais saura distinguer, avec le temps, le sacrifice de la trahison.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
