Provinces
Kasaï/Ouverture de la session ordinaire de septembre : Le président intérimaire Gédéon Mataba Kambambangu insiste sur le social de la population
L’Assemblée provinciale du Kasaï a procédé, ce mardi 30 septembre, à l’ouverture solennelle de la session ordinaire de septembre. La cérémonie, présidée par Maître Gédéon Mataba Kambambangu, vice-président et président intérimaire de l’Assemblée, a réuni plusieurs autorités provinciales, des chefs de services et des mandataires publics.
Dans son discours d’ouverture, le président intérimaire a placé l’accent sur les questions sociales touchant directement la population kasaïenne.
Points saillants de son allocution :
- Production d’électricité et projets d’infrastructures : appel à une intervention rapide du gouvernement provincial, notamment dans l’exécution des travaux du projet Tshilejelu.
- Santé publique : face à la résurgence de la maladie à virus Ebola, il a invité l’exécutif provincial et l’ensemble de la population à renforcer les efforts pour éradiquer ce fléau.
- Conflits coutumiers : rappel du respect strict des lois encadrant le pouvoir coutumier, afin de prévenir les tensions locales.
- Mobilisation des recettes : exhortation aux citoyens à s’acquitter de leurs impôts et taxes, condition essentielle pour l’autonomie financière de la province.
- Digitalisation et gouvernance : encouragement à renforcer la DGRKAS comme outil central de mobilisation des recettes publiques, avec la digitalisation comme priorité.
- Soutien aux institutions : appel à l’unité et à l’appui de la population aux institutions provinciales.
Cette session de septembre s’ouvre dans un contexte particulier, marqué par la présence de l’épidémie d’Ebola dans la zone de santé de Bulape, une situation qui accentue les défis socio-sanitaires de la province.
Faustin Nkumbi / Congoprofond.net
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
