Actualité
Kasaï Oriental : Le MPC exige la démission du président de l’Assemblée provinciale pour collusion présumée avec le gouverneur
Le président du Mouvement Patriotique pour le Changement (MPC), Maître Caleb Kalala Mpotoyi, a exigé ce dimanche la démission immédiate du président de l’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental, Willy Muya Mukendi, qu’il accuse ouvertement de complicité avec le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa.
Dans une interview accordée à CongoProfond.net, le leader du MPC n’a pas mâché ses mots. Il dénonce la « mauvaise volonté manifeste » des autorités provinciales et s’en prend à la gouvernance qu’il juge « inefficace », voire « lâche », du gouverneur, qu’il soupçonne d’entretenir des relations personnelles suspectes avec le président de l’organe délibérant.
« Nous venons ici, au nom de la population kasaïenne, demander aux députés provinciaux de se ressaisir et de réclamer la démission de Willy Muya Mukendi, président d’une Assemblée provinciale devenue complice par affinité personnelle avec l’exécutif provincial », a lancé Maître Kalala Mpotoyi.
Le président du MPC fustige également l’inaction de l’Assemblée, qu’il accuse d’avoir abandonné ses responsabilités en matière de contrôle de l’exécutif. Pour lui, l’absence d’un réel contre-pouvoir institutionnel alimente la crise de gouvernance qui paralyse la province.
Maître Kalala met en garde les députés : leur silence ou leur passivité face à cette situation les rendraient complices de la déroute politique en cours. « Si les députés échouent à obtenir cette démission, ils devront en assumer les conséquences devant le peuple », a-t-il martelé.
Il appelle enfin la population à surveiller de près le comportement de ses représentants, avertissant qu’« un temps viendra où chacun devra rendre compte de son mandat ».
Cette déclaration fracassante survient dans un climat de tensions croissantes entre les institutions provinciales, où l’exigence de transparence et de redevabilité reste plus que jamais d’actualité.
Félix Ilunga/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
