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Kasaï Oriental : Brasimba suspend sa production, le prix de la bière grimpe !
La Brasserie Simba ( Brasimba), productrice d’une gamme de boissons alcoolisées au Kasaï Oriental, a suspendu sa production depuis la semaine dernière. Elle a fait part de sa décision au gouverneur de la province.
Des sources proches de cette société indiquent que cela est consécutif à la baisse sensible de la consommation de bière dans cette partie du pays. Bon nombre de leurs clients, explique la secrétaire générale de la Brasimba, Mme Kasimba, ont quitté, non seulement, la ville mais aussi la région, à cause de la crise économique créée par la covid19, ainsi que l’excès de taxations.
Au chef de l’exécutif provincial, elle a affirmé aussi que sa société voudrait bénéficier de l’aide de la part du gouvernement provincial.
Pour le directeur général Gaëtan Vanden, la Brasimba est une grande société qui a des travailleurs. Un arrêt définitif de travail va mettre tout ce monde au chômage.
Notons que depuis l’annonce d’une suspension par la Brasimba, il y a hausse du prix de la bière. Par exemple, la boisson SKOL qui se vendait à 3000 Cdf coûte désormais 5000 Cdf, alors que la TEMBO est passée de 3000 Cdf à 4000 Cdf.
Les tenanciers des bars et autres endroits de détente accusent la Brasimba de produire volontairement une quantité insuffisante de bière pour créer la rareté. Ils demandent l’implication des autorités pour régler la crise que traverse la Brasimba
Jude Munganga Kadima/Congoprofond.net
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
