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Kasaï Oriental: 14 millions USD du FPI pour financer la construction des infrastructures scolaires et sanitaires

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Lancement, ce mercredi 11 août, des travaux de construction des infrastructures scolaires et sanitaires dans la province du Kasaï oriental sur financement du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) de l’ordre de 14 millions de dollars américains.

Ce jour, la population du Kasaï Oriental goûte aux délices du programme présidentiel accéléré de lutte contre la pauvreté et les inégalités. Le lancement des chantiers présidentiels, comptant pour ce programme de Félix Tshisekedi ne sont pas des chimères. Comme l’atteste ces images de la pose de la première pierre qui a eu lieu à l’Institut Kalenda Mudishi d’où est sorti le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et à l’hôpital général de référence de la Muya dans la ville de Mbuji-Mayi. Le gouverneur intérimaire, Jeannette Longa Musuamba, a donné le go des travaux en posant les premières pierres de construction en présence des deux conseillers principaux du chef de l’État Marcelin Bilomba en charge de l’économie et finances ainsi que de David Mukeba Kalengayi du collège infrastructures. Le FPI qui finance ses travaux a été représentée par une forte délégation conduite par le directeur général adjoint intérimaire Christian Ombilingo Mwaka.

Il sied de signaler la présence de plusieurs autorités de la province dont Monseigneur Bernard Emmanuel Kassanda, évêque du diocèse de Mbuji Mayi.

L’opérateur public de financement des industries, le FPI, est à la manœuvre depuis la conception de ces projets d’infrastructures d’intérêt public. L’acte a été accueilli positivement par la population de cette partie de la République choisie comme zone pilote.

Auparavant, le directeur général adjoint intérimaire du FPI a procédé à la remise de six ordres de paiements à madame le gouverneur et à Monseigneur l’évêque du diocèse de Mbuji Mayi. Les deux parties choisies comme les agences locales d’exécution. Qui à leurs tours ont immédiatement remis ces titres aux entreprises qui ont gagné les marchés.

Expliquant la vision du projet, le directeur général adjoint du FPI, Christian Ombilingo martèle que pour sa structure l’heure a sonné de lier l’acte à la parole, car beaucoup de discours ont été déjà dits au sujet du programme présidentiel de lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités dans lequel le FPI a été enrôlé, particulièrement pour les projets qui doivent être accomplis dans le Grand Kasaï.  » Aujourd’hui, le FPI est fier d’être devant toutes les autorités et notabilités du Kasaï oriental pour la remise officielle des titres de paiement qui est, en fait, l’engagement du FPI à soutenir la vision du Chef de l’Etat pour permettre à la province de se doter des infrastructures modernes, dignes de ce nom… », a-t-il appuyé.

Le chef de la délégation, le conseiller principal du chef de l’Etat Marcelin Bilomba a martelé sur la prise des consciences et le devoir de changement des mentalités quant au processus d’exécution de ces projets.

Et enfin, l’autorité provinciale a pour sa part remercié toutes les parties prenantes, en l’occurrence le chef de l’Etat, pour son implication quant à l’aboutissement du processus.

Ces travaux qui vont notamment concerner la construction, la modernisation et/ou la réhabilitation des infrastructures scolaires et sanitaires à Mbuji-Mayi, débutent dans un premier temps à l’Hôpital général de référence de la Muya, l’Hôpital général de référence Saint Jean-Baptiste de Kansele et une banque de sang. Et, de l’autre, le Complexe scolaire Kalenda Mudishi, le Complexe scolaire du 4 janvier, et l’Ecole Primaire de Kangaanga de Mupompa. Toutes ces infrastructures seront dotées des équipements modernes et alimentées en eau potable par des forages, des châteaux d’eau et des bornes fontaines.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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