Provinces
Kasaï : le directeur provincial de l’Éducation auditionné par l’Assemblée provinciale sur un conflit de gestion scolaire
La plénière du jeudi 22 mai à l’Assemblée provinciale du Kasaï s’est poursuivie comme suite à celle de la semaine précédente, suspendue faute de temps. Reprise à 10h30 avec quorum atteint, la séance a maintenu le même ordre du jour.
À cette occasion, le président de l’organe délibérant, Maître Alain Tshisungu Ntumba, a donné la parole au député provincial Jean-Calvin Minga, initiateur de la question orale avec débat. Ce dernier a présenté un résumé de son initiative, articulé autour de neuf (9) questions adressées au directeur provincial de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté (EDU-NC/Kasaï 2), Jean-Pierre Babisha.
En réponse, le Provd Jean-Pierre Babisha a clarifié que le litige en question n’oppose pas l’État à une communauté religieuse, mais constitue un conflit interne entre deux confessions religieuses : la Communauté presbytérienne du Kasaï-Occidental (CPKOK) et la Communauté presbytérienne réformée en Afrique (CPERA). Il a précisé que cette affaire a été héritée de ses prédécesseurs, et qu’en tant que représentant de l’État, il ne traite qu’avec des gestionnaires dûment désignés par les représentants légaux des confessions religieuses, et non avec les églises elles-mêmes.
Le Provd a confirmé la reconnaissance officielle, dans sa juridiction, de la CPKOK, représentée par Daniel Kwete Bushabu, coordinateur sous-provincial. Il a retracé que ce dernier, ayant été suspendu en 2021 à la suite d’un conflit avec sa hiérarchie, avait quitté la CPKOK et mis en place une structure parallèle baptisée 57ᵉ CPCO/CPERA, reprenant le même indice (57ᵉ) sans fournir de documents justificatifs à la province éducationnelle Kasaï 2.
Selon le Provd, malgré les multiples relances, aucune école n’est officiellement reconnue sous l’appellation 57ᵉ CPCO/CPERA dans la province Kasaï 2 — contrairement à Kasaï 1. Il a précisé que Daniel Kwete a sollicité auprès du Secrétariat général la transformation de certaines écoles de la CPKOK en écoles de la CPERA, mais aucun document physique n’a encore été présenté.
Concernant une correspondance du 26 mai 2023 provenant du ministère, Jean-Pierre Babisha a affirmé qu’il n’était pas encore en poste à Mweka à cette date. Il a aussi réfuté toute accusation d’insubordination, précisant qu’il n’a jamais collaboré avec une structure sans reconnaissance officielle, ni soutenu un quelconque représentant légal sans base juridique.
S’agissant de l’exclusion de vingt agents évoquée par les députés, le Provd a expliqué que ces derniers étaient soit fictifs, soit déserteurs, ce qui justifiait leur radiation depuis 2021.
Après son intervention, l’initiateur Jean-Calvin Minga est revenu à la charge avec de nouvelles questions, entraînant un débat auquel plusieurs députés provinciaux ont pris part. À l’issue des échanges, le député Jean-Calvin Minga a proposé la réhabilitation de Daniel Kwete Bushabu, une proposition ayant conduit le président Tshisungu à ordonner l’audition de ce dernier devant la commission socio-culturelle, avec obligation de faire rapport d’ici jeudi prochain.
La séance plénière a été suspendue après que toutes les matières inscrites à l’ordre du jour ont été épuisées.
Faustin Kumbi/CongoProfond.net
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
