Actualité
Kasaï : L’Assemblée met en place les commissions permanentes et les groupes parlementaires
Une plénière s’est tenue ce mercredi 30 avril 2025 à l’Assemblée provinciale du Kasaï. Elle a tourné autour de cinq points inscrits à l’ordre du jour :
•Adoption de l’ordre du jour
•Lecture du procès-verbal de la plénière précédente
•Question orale avec débat adressée au ministre de l’Agriculture par le député Nyangu Mbambi Roger
•Constitution des groupes parlementaires et des commissions permanentes
•Mise en accusation du questeur Soleil Malengu Mandjumba
La question orale avec débat a été présentée par son initiateur, Roger Nyangu, qui en a exposé l’économie en précisant son objet et son contenu. Il s’agit de l’absence de ciblage du secteur de Bapende dans l’exécution du projet du Programme national de développement agricole (PNDA), qui prévoit notamment des intrants agricoles. Il a ensuite formulé un questionnaire :
1.Comment expliquer que parmi les 9 secteurs, seul celui de Bapende soit exclu ?
2.Qui a été chargé de l’identification des bénéficiaires, et selon quels critères ?
3.Quels ont été les indicateurs ayant conduit à l’exclusion du secteur de Bapende ?
4.Quelles sont les mesures idoines à prendre pour éviter un tel acte, qui frise la discrimination et la désunion, alors que 8 095 entités sont visées par le projet ?
Dans ses réponses, le ministre provincial de l’Agriculture, Jacob Pembelongo, a indiqué que le PNDA, créé par arrêté ministériel à Kinshasa, a été mis en œuvre par l’installation d’un comité provincial via ledit arrêté.
Le programme vise à aider les producteurs à évacuer leurs produits des centres de production vers ceux de consommation. Dans la province du Kasaï, il intervient dans trois territoires : Dekese, Ilebo et Tshikapa, dont les secteurs de Bakuabyambi et Bapende sont concernés.
Selon lui, le secteur de Bapende figure bien sur la liste, notamment dans la localité de Bakualunda. Au total, 554 ménages du secteur de Bapende ont été pris en charge lors de la saison B. Le ministre a précisé que ce secteur a bénéficié de 82 km de routes sur les 152 km prévus.
En reprenant la parole pour conclure son initiative parlementaire, le député initiateur s’est dit non convaincu et a prodigué des conseils au ministre Jacob Pembelongo. La question orale avec débat a été clôturée à la demande de son initiateur.
Quant au dernier point inscrit à l’ordre du jour, relatif à la mise en accusation du questeur Soleil Malengu Mandjumba, il a été traité en aparté.
Faustin Nkumbi
Actualité
Réserves de change : pourquoi la RDC investit dans les bons du Trésor américain
Ce mardi 28 avril 2026, lors d’un briefing gouvernemental, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a reçu le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André WAMESO NKUALOLOKI, dans le cadre d’un échange consacré à la politique monétaire et à la gestion des réserves de change.
Réserves de change et stratégie de placement
À cette occasion, la Banque centrale a défendu sa stratégie consistant à placer une partie des réserves de change dans des bons du Trésor américain, considérés comme des actifs sûrs, liquides et largement utilisés par les banques centrales à travers le monde.
Selon les explications fournies, ces placements ne visent pas à immobiliser les ressources du pays, mais à garantir leur sécurité, leur disponibilité immédiate en cas de choc économique, ainsi qu’à générer des revenus financiers à faible risque.

Un outil de stabilité macroéconomique
La BCC a rappelé que les réserves de change jouent un rôle fondamental dans la stabilité macroéconomique. Elles ne sont pas destinées à financer directement les dépenses internes de l’État, mais à protéger l’économie contre les chocs externes et à renforcer la crédibilité financière du pays sur les marchés internationaux.
Dans ce cadre, le maintien d’un niveau adéquat de réserves constitue un élément clé de la confiance des partenaires économiques et des investisseurs.
Désiré Rex Owamba
