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RDC-Ukraine : A Kinshasa, l’ambassadeur Hamianin réveille les consciences

Dans sa résidence à Gombe, le nouveau chef de mission ukrainien en République Démocratique du Congo, Dr Vasyl Hamianin, a livré bien plus qu’un simple discours diplomatique ce 29 avril 2025. Il a livré une profession de foi, un cri du cœur et un acte politique.

Devant la presse congolaise, l’ambassadeur fraîchement accrédité a salué les récents efforts pour la paix entre Kinshasa et Kigali, appelant de ses vœux un accord définitif pour mettre fin à des décennies de violence. Mais très vite, son propos a basculé sur un terrain plus universel et frontal : la guerre, l’occupation, la résistance.

 

Faisant le parallèle entre l’agression russe en Ukraine et les souffrances congolaises, Hamianin a lancé un pont inédit entre Kiev et Kinshasa. « Les Ukrainiens et les Congolais sont plus proches qu’on ne le pense », a-t-il affirmé, rappelant les stigmates partagés du colonialisme, du pillage, du génocide et de la résistance héroïque.

Il a parlé de Tchernobyl, de Marioupol, de la centrale de Zaporijjia. Mais il a surtout parlé d’un même feu intérieur : « Nos peuples continuent de chanter, de sourire et de se battre (…) portés par une foi profonde et une volonté inébranlable de défendre leur terre. »

 

En remettant ses lettres de créance au président Tshisekedi, Dr Hamianin a promis plus qu’un programme d’échanges : il a appelé à un partenariat d’âme. Langues, arts, agriculture, sport, médecine, mémoire commune… Tout un plan de coopération entre peuples debout.

Et c’est là que son message prend une tournure quasi militante : « La guerre est un mal. L’Ukraine, tout comme la RDC, veut vaincre ce mal, arrêter la violence, les meurtres et les destructions. Pour cela, nous devons unir nos forces. » Et de conclure : « Ensemble, nous pouvons accomplir l’impossible. »

Portrait d’un diplomate de terrain

Polyglotte et francophone en herbe, Dr Vasyl Hamianin n’est pas un bureaucrate de salon. Ancien interprète des présidents ukrainiens, il a servi à Pékin, à Jakarta et sur les lignes de front. Porte-parole de son ambassade en Chine, puis visage médiatique de la résistance ukrainienne à l’invasion russe dès 2022, il a multiplié les plateaux télé et conférences de presse, avec un seul credo : dire la vérité, coûte que coûte. Son passage à Kinshasa ne s’annonce pas discret. Il entend incarner une diplomatie vivante, combattante, à l’image d’un pays qui refuse de plier face à l’agression.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET