Connect with us

À la Une

Kasaï : inauguration du pont mobile sur la rivière Tshikapa

Published

on

Le pont mobile jetté sur la rivière Tshikapa a été inauguré ce vendredi 28 août 2020 dans le chef-lieu de la province du Kasaï.

C’est le vice-gouverneur du Kasaï, Gaston Nkole Tshimuanga, qui a procédé à la coupure du ruban symbolique, en présence des certaines autorités de la province. Le directeur de la mission de contrôle de la société chinoise CGC présent à Tshikapa pour le projet de d’aménagement de la route nationale n°01, axe-Batshiamba -Lova et Tshikapa Kamuesha y a également pris part.

Ce pont provisoire a été construit avec le financement de la banque Africaine de développement BAD.

Au nom du gouverneur de province en mission officielle à Kinshasa, le vice-gouverneur Gaston Nkole a remercié le chef de l’État congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour l’intérêt qu’il ne cesse de manisfester à travers la République démocratique du Congo en général et la province du Kasaï en particulier.

« Le chef de l’État congolais, son excellence Monsieur Felix Tshisekedi Tshilombo mérite nos remerciements et notre soutien indéfectible dans ses actions. Ce pont permet désormais la circulation entre les communes de Dibumba, 1et 2 et la commune de Kanzala, nous demandons aux usagers de protéger cet usage ainsi que le respect des tonnages prévues par les constructeurs », a-t-il fait savoir à CONGOPROFOND.NET.

Retenez que, le même jour, Gaston Nkole Tshimuanga a procédé à la pose de la pierre pour la construction définitive du pont Tshikapa.

Clementus Lusamba Lua Mbombo à Tshikapa

À la Une

UDPS 2028 : Avant même le crash, ils répètent déjà la scène du pillage de l’épave

Published

on

Il fallait avoir le cœur bien accroché et le sens de l’absurde chevillé au cervelet pour suivre les derniers épisodes de la sitcom UDPS. On a d’abord vu Peter Kazadi, honorable cadre du parti présidentiel, adresser une lettre incendiaire au Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée, André Mbata, oubliant au passage que l’un comme l’autre portent le même maillot.

Puis, summum du vaudeville institutionnel, ce même André Mbata s’est fendu d’un ricanement sardonique après la victoire de son poulain au Sankuru face au candidat du Secrétaire Général Augustin Kabuya, proclamant urbi et orbi que “l’Union Sacrée a gagné contre l’UDPS”. Voilà le décor planté : un parti où la victoire de ses propres structures satellites est célébrée comme une défaite de sa direction. C’est moins une scène de ménage qu’une répétition générale pour un chaos bien plus grand.

La médiocrité de ces querelles byzantines n’est pas un simple défaut de cuirasse ; elle est l’aveu public d’une impréparation stratégique qui donne le tournis. Ce théâtre d’ombres a révélé au monde entier ( et surtout aux Congolais qui attendent encore un projet structurant ) que les cadres au pouvoir ne pensent pas en termes de Nation, mais en termes de casting. Ils ne plancheront jamais sur une vision à 50 ans parce qu’ils sont incapables d’avoir une vision à 50 jours qui ne concerne pas leur propre nomination.

Leur horizon temporel s’arrête au prochain remaniement ministériel ou à la prochaine rotation des mandats provinciaux. Pas un seul d’entre eux n’a porté un débat de fond sur l’industrialisation, la démographie galopante ou la souveraineté énergétique. Non. Leur seul projet structurant, c’est de s’assurer que le voisin de bureau ne récupère pas leur fauteuil. Ce sont des court-termistes purs jus, des opportunistes pour qui le pouvoir est une fin en soi, et non le levier pour transformer un pays.

Ce qui les maintient encore dans une forme de cohésion tectonique, c’est uniquement l’aimant surpuissant de la figure tutélaire de Félix Tshisekedi. Mais 2028 n’est pas une hypothèse d’école lointaine, c’est un mur qui se rapproche à grande vitesse. Le jour où ce point de gravité viendra à disparaître du bulletin de vote, la force centrifuge actuelle n’aura plus aucun frein. Entre Peter Kazadi, André Mbata, Augustin Kabuya, Gecoco Mulumba, Nicolas Kazadi, André Wameso, Judith Suminwa et la longue cohorte des frustrés en réserve, ce ne sera pas une primaire.

Ce sera une curée. Une guerre de tranchées où chacun voudra la peau de l’autre pour hériter des ruines. Ils ont passé huit ans à ne rien bâtir ensemble, et à peine quelques heures à se déchirer pour une élection provinciale. Imaginez ce que donnera la bataille pour le royaume tout entier quand le roi ne sera plus candidat. Ce sera sanglant, et surtout, terriblement inutile pour le Congo.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading