Actualité
Kasaï/Consultations des jeunes : La Ministre Grâce Émie Kutino convaincue des difficultés et défis majeurs en milieu des jeunes
La Ministre Nationale en charge de la jeunesse Grâce Émie Kutino est arrivée ce mardi 11 novembre à Tshikapa chef-lieu de la province du Kasaï comme annoncé.
Elle a été accueillie au pied d’avion par le vice-gouverneur et Gouverneur intérimaire Djo Djoley Bokele, les membres du conseil provincial de sécurité, ceux du gouvernement, le Président du conseil provincial de la jeunesse.
Un peu loin, des militants des partis politiques, des organisations d’encouragement des jeunes et d’autres jeunes ont fait le déplacement de l’aéroport de Tshikapa pour témoigner le soutien à ce membre du Gouvernement central en mission officielle au Kasaï.
Après les étapes protocolaires, la ministre a été conduite dans la salle la rose, une salle ayant reçu plus de cinq cents personnes cette fois-ci pour des consultations des jeunes.
Au programme, il a été prévu et présenté les cahiers des charges des huit organisations notamment les organes techniques d’encadrement des jeunes (conseil urbain et conseil provincial), les jeunes entrepreneurs, les jeunes des communautés de bases, les jeunes handicapés, les jeunes des confessions religieuses…
Chacune de ces organisations est passée présentée et déposé son cahier de charge après lecture, une lecture à laquelle la Ministre Grâce Émie Kutino assise, accorde son attention par un regard tout orienté.
Dans son mot de circonstance, le Vice-gouverneur Djo Djoley Bokele a abordé plusieurs défis à relever en milieu des jeunes : Chômage, manque d’encouragement….
Le Président du conseil provincial de la jeunesse Marcel Muenyi a lui attiré l’attention du public sur les difficultés évoquant l’accès difficile aux opportunités d’emplois, l’accès difficile à l’éducation de qualité, c’est ici où il a abordé la question relative au non payement des enseignants de la province éducationnelle Kasaï 2 qui accumulent trois mois sans toucher à leur salaire.
Ayant pris parole pour clôturer les consultations, la Ministre a dit reconnaître les vrais problèmes des jeunes. Elle a à cette occasion, après avoir exhorté les jeunes à garder espoir et d’être déterminé, encouragé l’assistance sur les opportunités d’emplois qu’elle ne cesse d’initier, c’est ici où elle a annoncé la formation au numérique de 25.000 jeunes sur l’ensemble de la province du Kasaï.
La Ministre Grâce Émie Kutino a dit insister sur l’accès à l’information impliquant les opportunités d’emplois pour les jeunes.
« Parfois, c’est aussi par manque d’information. J’ai demandé à un DG vous dites vous avez des opportunités d’emplois mais vous m’informez pas là dessus. Je souhaite que toutes les opportunités d’emplois touchent les jeunes du Kasaï. Je suis venue ici pour vous dire que je ne suis pas Ministre de jeunes de Kinshasa, mais des jeunes de toute la République Démocratique du Congo » a dit la Ministre Grâce Kutino sous des ovations.des jeunes.
Après l’étape de la ville de Tshikapa, la Ministre Grâce Émie Kutino est attendue à Kananga dans la province du Kasaï-Central où elle va séjourner ce mercredi, ce même mercredi elle fera Mbuji-Mayi où elle va passer nuit.
Sans incident ni incident, la Ministre Grâce Émie Kutino a clôturé ses consultations à Tshikapa sur satisfaction des uns et des autres.
Faustin Nkumbi
Politique
Journée « ville morte » : Christian Bosembe appelle à la responsabilité et met en garde contre les dérives sur les réseaux sociaux
À la veille de la journée « ville morte » décrétée par l’opposition, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a lancé un appel à la vigilance et au sens des responsabilités des citoyens, particulièrement dans l’usage des médias et des plateformes numériques.
Dans un message adressé à la population, le responsable de l’organe de régulation des médias a insisté sur la nécessité de préserver l’ordre public et de respecter le cadre légal durant cette journée qui suscite de nombreuses réactions à travers le pays.

Une mise en garde contre la désinformation et les discours de haine
Christian Bosembe a averti que toute utilisation des réseaux sociaux ou des médias numériques pour diffuser de fausses informations, propager des messages de haine ou inciter à la violence pourrait exposer leurs auteurs à des sanctions prévues par la loi.
Selon lui, les appels à la désobéissance civile, à l’insurrection ou à toute autre forme de trouble à l’ordre public feront l’objet d’une attention particulière de la part des autorités compétentes.
« Toute utilisation des plateformes à des fins de propagation de fausses informations, de messages de haine, d’incitation à la désobéissance civile, à l’insurrection ou à toute forme de violence fera l’objet de sanctions sévères, conformément à la loi », a-t-il souligné.
Tolérance zéro face aux actes de vandalisme
Le président du CSAC a également mis en garde contre la diffusion de contenus visant à glorifier ou encourager des actes de vandalisme, de sabotage ou de destruction des biens publics et privés.
Il estime que la captation et la diffusion d’images de violences ou d’actes de barbarie dans le but de les promouvoir ou d’en faire l’apologie constituent des comportements répréhensibles susceptibles de poursuites.
Dans le même message, Christian Bosembe a demandé aux agents du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication de se présenter normalement à leurs postes de travail afin d’assurer la continuité des missions de régulation et de suivi du paysage médiatique national.
« Le peuple exerce sa souveraineté dans le respect des lois »
Réaffirmant son attachement aux principes démocratiques, le président du CSAC a rappelé que la souveraineté populaire s’exerce dans le respect des lois de la République, des institutions établies et de l’ordre public.
« Dans une démocratie, le peuple est souverain. Il exerce cette souveraineté dans le strict respect des lois, de l’ordre public et des institutions de la République », a-t-il déclaré.
Christian Bosembe a enfin invité les Congolais à ne pas céder à la peur et à privilégier la paix, la responsabilité citoyenne et le respect des valeurs républicaines, tout en formulant des vœux de bénédiction pour la République démocratique du Congo.
Un contexte politique sous tension
Cet appel intervient dans un climat politique marqué par l’annonce d’une journée « ville morte » par plusieurs forces de l’opposition, qui entendent exprimer leur mécontentement sur diverses questions liées à la gouvernance et à la situation sécuritaire du pays. Les autorités, de leur côté, multiplient les appels au calme et au respect des lois afin d’éviter tout débordement susceptible de perturber la vie sociale et économique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
