Politique
Kasaï-Central : L’immunité parlementaire du député Voltaire Tshibuabua menacée pour menaces et injures publiques
Le torchon brûle à l’Assemblée provinciale du Kasaï Central. Le Procureur général près la Cour d’appel de Kananga a adressé un réquisitoire au Bureau de l’Assemblée provinciale pour solliciter une instruction judiciaire contre le député provincial Voltaire Tshibuabua. Cet élu du territoire de Kazumba est accusé de « menaces et injures publiques » à l’encontre de son collègue, Stéphane Muanda, qui est l’actuel président du bureau d’âge.
Les faits reprochés au député Voltaire Tshibuabua sont liés à un audio diffusé sur un groupe WhatsApp de députés provinciaux. Le contenu de cet enregistrement est jugé suffisamment grave par le Parquet pour justifier une demande de levée de l’immunité parlementaire. Cette démarche judiciaire intervient dans un contexte de tensions persistantes au sein de l’Assemblée provinciale, où les conflits de pouvoir sont monnaie courante.
La demande du Procureur général place le Bureau d’âge de l’Assemblée dans une position délicate. En pleine période de vacances parlementaires, c’est à cette instance provisoire qu’il revient de statuer sur le réquisitoire. Sa décision d’autoriser ou non les poursuites judiciaires contre le député Tshibuabua est très attendue, car elle pourrait soit apaiser, soit exacerber les tensions politiques.
Ce nouveau dossier judiciaire démontre que la crise au sein de l’Assemblée provinciale du Kasaï Central est loin d’être résolue, malgré les « multiples interventions de différentes autorités compétentes« . Les querelles intestines, désormais amplifiées par les technologies de communication, se traduisent par des actions en justice, exposant au grand jour les divisions profondes qui minent l’institution.
L’affaire Voltaire Tshibuabua est un test pour le système judiciaire et la classe politique de la province. Le déroulement de ce dossier sera suivi de près, car il pourrait créer un précédent en matière de gestion des conflits entre élus et de respect des lois, même dans les espaces de communication privés. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour l’avenir politique et judiciaire de la province.
Félicien MK | CONGOPROFOND.NET
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
