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Politique

Kasaï-Central : L’immunité parlementaire du député Voltaire Tshibuabua menacée pour menaces et injures publiques

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Le torchon brûle à l’Assemblée provinciale du Kasaï Central. Le Procureur général près la Cour d’appel de Kananga a adressé un réquisitoire au Bureau de l’Assemblée provinciale pour solliciter une instruction judiciaire contre le député provincial Voltaire Tshibuabua. Cet élu du territoire de Kazumba est accusé de « menaces et injures publiques » à l’encontre de son collègue, Stéphane Muanda, qui est l’actuel président du bureau d’âge.

Les faits reprochés au député Voltaire Tshibuabua sont liés à un audio diffusé sur un groupe WhatsApp de députés provinciaux. Le contenu de cet enregistrement est jugé suffisamment grave par le Parquet pour justifier une demande de levée de l’immunité parlementaire. Cette démarche judiciaire intervient dans un contexte de tensions persistantes au sein de l’Assemblée provinciale, où les conflits de pouvoir sont monnaie courante.

La demande du Procureur général place le Bureau d’âge de l’Assemblée dans une position délicate. En pleine période de vacances parlementaires, c’est à cette instance provisoire qu’il revient de statuer sur le réquisitoire. Sa décision d’autoriser ou non les poursuites judiciaires contre le député Tshibuabua est très attendue, car elle pourrait soit apaiser, soit exacerber les tensions politiques.

Ce nouveau dossier judiciaire démontre que la crise au sein de l’Assemblée provinciale du Kasaï Central est loin d’être résolue, malgré les « multiples interventions de différentes autorités compétentes« . Les querelles intestines, désormais amplifiées par les technologies de communication, se traduisent par des actions en justice, exposant au grand jour les divisions profondes qui minent l’institution.

L’affaire Voltaire Tshibuabua est un test pour le système judiciaire et la classe politique de la province. Le déroulement de ce dossier sera suivi de près, car il pourrait créer un précédent en matière de gestion des conflits entre élus et de respect des lois, même dans les espaces de communication privés. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour l’avenir politique et judiciaire de la province.

Félicien MK | CONGOPROFOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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