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Politique

Jacques Djoli Eseng’Ekeli : le roc intellectuel face à la distraction politique en temps de guerre

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Jacques Djoli Eseng’Ekeli incarne l’intégrité et la compétence dans le paysage politique congolais. Son parcours académique et politique—diplômé des universités de Paris I et de Kinshasa, auteur d’ouvrages de référence en droit constitutionnel—fait de lui un pilier de l’institution législative. Et pourtant, certains députés pétitionnaires ne sont pas de cet avis.

Dans une pétition infondée, signée par 231 députés, ces pétitionnaires ont eu le toupet de le qualifier d’”incompétent” pour des retards de dispatching de documents—un prétexte risible en pleine occupation de Goma et Bukavu par le RDF/M23. Jacques Djoli n’est pas un novice. Ancien sénateur de la Tshuapa et vice-président de la CENI, il a contribué à stabiliser les processus électoraux dans un contexte souvent tumultueux.

Le Rapporteur de l’Assemblée nationale a un parcours qui impose le respect. Son œuvre écrite, dont Droit constitutionnel (expérience congolaise), témoigne d’une expertise rare. Le qualifier d’”incompétent” revient à nier l’évidence : c’est un juriste aguerri, dont les compétences ont été maintes fois validées par les institutions congolaises et internationales. La pétition accuse le Professeur Jacques Djoli de retards dans l’envoi des documents de travail—un prétexte technique qui masque mal des ambitions politiques.

Comment croire que 231 députés se mobiliseraient pour une telle futilité alors que Goma et Bukavu sont occupés par le RDF/M23 entraînant des milliers de déplacés et des crimes de guerre. Le peuple congolais attend des élus du peuple des actions concrètes : renforcement de l’armée, amélioration des conditions sociales, et non des querelles de couloirs qui cachent mal les ambitions démesurées de ceux qui pensent déjà à 2028.

Cette pétition, truffée de signatures douteuses (doublons, non-députés), rappelle les manoeuvres similaires contre Vital Kamerhe—déjà dénoncées comme une “distraction” par d’autres députés non pétitionnaires. Derrière cette attaque se cache une lutte pour le contrôle politique de la Tshuapa et le leadership de l’ancienne province de l’Équateur. Jacques Djoli, figure influente de la région, gêne des ambitions électoralistes de ceux qui se prennent déjà pour des dauphins.

Les instigateurs de la pétition— “ces enfants gâtés de la République”—préfèrent sacrifier l’unité nationale sur l’autel de leurs carrières, alors que le RDF/M23 menace Kinshasa après avoir capturé Goma et Bukavu. La diplomatie n’a pas encore clairement arrêter le soutien rwandais aux terroristes. Le budget de guerre est urgent pour soutenir les FARDC et les Wazalendo. Le timing de cette pétition est une insulte au peuple congolais.

Pendant que les soldats meurent pour défendre le pays, les civils fuient les atrocités du RDF/M23 et le gouvernement cherche 20 milliards de dollars pour un budget de reconstruction. Certains députés jouent aux échecs politiques. Il est temps de rejeter cette pétition absurde et soutenir le bureau de l’Assemblée nationale dans ses travaux essentiels. Voter un budget de guerre ambitieux pour équiper l’armée, améliorer les conditions des militaires, enseignants et fonctionnaires.

Il faut exiger des enquêtes sur les signatures frauduleuses et les financements occultes derrière cette manoeuvre et rappeler que 2028 est loin : l’heure est à la libération du territoire, non aux campagnes précoces. Jacques Djoli Eseng’Ekeli incarne la résilience face à l’absurdité politique. Alors que le pays est en feu, ses détracteurs s’en prennent à un homme dont la seule “faute” est d’être compétent et engagé.

Traiter le Professeur Jacques Djoli d’incompétent et le renvoyer – lui mais aussi Vital Kamerhe – devant une commission dirigée par le VPM Honoraire Peter Kazadi considéré par les pétitionnaires comme “très compétent” est une résistance inconsciente au prestige intellectuel, un effet de halo inversé, un transfert psychique et un jugement affaibli par des mécanismes qui relèvent de la psychanalyse.

Le peuple congolais mérite mieux que ces distractions coûteuses. Le Rapporteur Jacques Djoli, par son calme et son expertise, renvoie ses adversaires à leur médiocrité. L’Histoire retiendra qui servait le Congo—et qui se servait lui-même. Faire perdre du temps et de l’argent au pays pour des ambitions cachées est un crime que nous ne cautionnons pas.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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