Provinces
Kasaï-Central : Les députés de Kazumba exigent la suspension de l’administrateur du territoire
Les députés provinciaux de la circonscription de Kazumba demandent la suspension immédiate de l’administrateur du territoire, Jean-Roger Tshitenge Tshitenge. Dans une déclaration rendue publique le mercredi 17 septembre, ils l’accusent d’être à l’origine de l’insécurité dans la région.
Selon les élus, l’administrateur est impliqué dans plusieurs conflits coutumiers qui ont déjà causé des pertes en vies humaines. « L’administration territoriale entretient ces conflits pour des intérêts égoïstes ou n’agit pas », a déclaré Pierre Sosthène Kambidi, dénonçant une « incompétence notoire ».
Les députés lui reprochent également la mise en place de barrières illégales sous son ordre, la perception d’amendes arbitraires par la police et la vente d’un véhicule de l’État.
En réponse, Jean-Roger Tshitenge Tshitenge a rejeté toutes les allégations, affirmant qu’il n’est pas impliqué dans les conflits coutumiers, qui, selon lui, existaient avant son arrivée. Il a également assuré détenir un document officiel justifiant la vente du véhicule.
Les élus ont salué l’interpellation du responsable de la police routière à Ndekesha par la justice militaire et ont demandé un « procès pédagogique » et un redéploiement des policiers affectés à Kazumba.
Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
