Société
Kasaï-Central : Le CPJ lance une campagne de sensibilisation en prélude à la Journée internationale de la jeunesse
En prélude à la Journée internationale de la jeunesse, célébrée chaque 12 août, le Conseil Provincial de la Jeunesse (CPJ) du Kasaï-Central a lancé ce dimanche 3 août 2025 sa campagne de « sensibilisation et d’éveil de conscience ». L’activité s’est déroulée à l’église kimbanguiste, paroisse centrale 4 août de Tshisambi, en marge de la Journée de la jeunesse kimbanguiste, commémorée chaque 4 août.

Conduite par son président Emmanuel Kabangu, accompagné des membres du bureau Célestin Kasuyi et Sylvain Kayembe, la délégation du CPJ a échangé avec la jeunesse de l’église. Emmanuel Kabangu a exhorté les jeunes de la province à soutenir le pays dans la prière, notamment pour la paix à l’Est de la RDC et la stabilité des institutions nationales et provinciales. Citant Matthieu 5:9, il a invité les fidèles à prier pour les autorités, dont le Président Félix Tshisekedi, le gouverneur Joseph-Moïse K’ambulu N’konko, ainsi que les membres du CPJ.
Le président du CPJ a également appelé à une mobilisation générale pour garantir le succès des activités prévues à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse. En réponse, le représentant de la jeunesse kimbanguiste a assuré du soutien de sa communauté aux actions du Conseil Provincial de la Jeunesse.
Mike Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
