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Infrastructures

Kasaï Central : Kananga sous les eaux, les autorités impuissantes !

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La ville de Kananga, dans la province du Kasaï-Central, fait face à des conditions de vie de plus en plus précaires, causées par l’absence d’infrastructures adéquates, notamment en matière de gestion des eaux pluviales.

Chaque fois que la saison des pluies s’installe, ce sont des véritables torrents d’eau qui envahissent les rues principales, transformant la ville en une vaste mare et exposant les habitants à des problèmes sanitaires et économiques d’une ampleur alarmante.

Rond-Point Immo Kasaï : La désolation !

L’un des points névralgiques de ce problème se trouve au rond-point Immo Kasaï, qui devient un véritable exemple des conséquences désastreuses de cette mauvaise gestion. À chaque pluie, un véritable lac s’y forme. L’eau s’écoule tout autour, créant un danger immédiat pour les usagers des routes.

Les taximans motards, principaux acteurs de la mobilité dans cette région, se retrouvent alors dans l’obligation de nettoyer leurs motos après chaque passage de pluie. Ce spectacle, qui pourrait prêter à sourire par son absurdité, illustre parfaitement le désespoir croissant ressenti par la population.

Les autorités urbaines, face à cette situation, apparaissent souvent comme des témoins impuissants. Leur inaction ou leur manque de réactivité devant cette crise semble illustrer une déconnexion alarmante entre les élus et les réalités du terrain. Les riverains interpellent régulièrement les dirigeants locaux sur leur responsabilité en matière d’infrastructures. Cependant, les réponses tardent à venir et les promesses de réhabilitation des routes et de drainage des eaux pluviales s’accumulent dans des dossiers sans suite.

Les inondations récurrentes engendrent non seulement des problèmes logistiques mais également des risques sanitaires significatifs. L’eau stagnante favorise la prolifération de maladies d’origine hydrique, mettant en péril la santé des populations, déjà vulnérables en raison de conditions de vie précaires, renseignent le corps soignant.

De plus, l’accès aux marchés est souvent compliqué. Ce qui influe directement sur l’économie locale. Les commerçants, les agriculteurs et d’autres acteurs économiques rencontrent des difficultés pour écouler leurs produits, entraînant une hausse des prix et une insatisfaction générale.

Mike Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET

Infrastructures

Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées

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La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.

Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.

« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.

Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.

« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »

Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.

La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.

Patient M. MBY / Congo Profond.net

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