Sécurité
Kasaï-Central : inspection des frontières, sécurité et cohésion sociale au cœur de la mission de la vice-ministre de l’Intérieur
La vice-ministre de l’Intérieur et Sécurité, Eugénie Tshiela Kamba, séjourne à Kananga depuis ce lundi 13 avril 2026, dans le cadre d’une mission gouvernementale axée sur l’inspection des frontières, le renforcement de la sécurité et la promotion de la paix.
En provenance de Kinshasa, la vice-ministre a été accueillie par le vice-gouverneur de province, Job Kuyindama Kadende, assurant l’intérim du gouverneur en mission, ainsi que par une foule venue lui témoigner son soutien. Cette visite marque la première étape d’une tournée nationale qu’elle conduit à travers plusieurs provinces du pays.

Sur place, Eugénie Tshiela Kamba a annoncé une série de descentes dans les cinq territoires que compte la province du Kasaï-Central. L’objectif est d’évaluer la situation sécuritaire, notamment le long des frontières, tout en s’imprégnant des réalités locales liées à l’administration territoriale. Dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires à l’Est du pays, la vice-ministre a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer l’éveil patriotique et la cohésion nationale. Elle a appelé la population à demeurer vigilante et à préserver la paix, condition essentielle pour le développement de la province.
S’adressant à la population, elle a insisté sur le rôle central du peuple dans les grandes orientations du pays, notamment en ce qui concerne les réformes institutionnelles. « J’éprouve une grande joie de vous voir si nombreux venus m’accueillir. Je vous remercie sincèrement. Vous représentez la population, vous êtes le souverain primaire. Si nous allons au vote pour le changement de la Constitution, vous aurez la responsabilité de vous prononcer, et je suis convaincue que vous saurez décider en toute souveraineté. C’est avec votre voix que nous avancerons vers ce changement. »

Elle a poursuivi en soulignant la nécessité de doter le pays d’une loi fondamentale reflétant les réalités nationales : « La Constitution actuelle, selon certaines opinions, aurait été rédigée sous influence extérieure. C’est pourquoi nous souhaitons qu’elle soit revue et rédigée par des Congolais, afin qu’elle reflète véritablement nos réalités et nos aspirations. »
Au-delà des questions sécuritaires, la mission vise également à contribuer à la résolution des conflits coutumiers et communautaires qui persistent dans certaines entités. La vice-ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement, sous la conduite du Président Félix Tshisekedi, de mettre fin aux divisions et de promouvoir la paix sociale.
« Nous ne voulons plus de conflits. Le moment est venu de tourner la page et de cultiver la paix. Durant mon séjour, je visiterai les cinq territoires de la province. Partout où des conflits seront constatés, la justice sera appelée à faire son travail. Il est temps pour nous tous de privilégier la paix et la cohésion sociale. » Au cours de son séjour, elle prévoit de se rendre notamment dans les territoires de Luiza, Kalamba Mbuji, Muamuenge et Tshisenge, afin de s’assurer de la présence effective de l’autorité de l’État et d’encourager les initiatives locales de stabilisation.
Mike Tyson Mukendi
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
