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Kasaï central/ Dossier Bakua Kenge : l’IGC crée la confusion !
L’Institut Géographique du Congo (IGC) a créé des doutes au sujet de l’appartenance de la localité Bakua Kenge au centre des conflits entre les provinces du Kasaï et Kasaï central.
En effet, invités pour départager les deux provinces, au cours du forum pour la paix et la réconciliation des communautés Lulua de Demba et Kubas de Mweka, les experts de l’IGC ont, sans explication, indiqué que la cité de Bakua Kenge appartient à la province du Kasaï. Cette conclusion a soulevé différentes couches de la population du territoire de Demba.
D’abord des députés provinciaux du coin qui ont décrié cette expertise de l’IGC. Ensuite, des jeunes de Demba ont élaboré et signé un mémo pour solliciter l’annulation de cette conclusion.
Notons que dans une note explicative de l’IGC Kananga, du 06 avril 2020, sur la délimitation de la contrée Bakua Kenge adressée au gouverneur Martin Kabuya Mulamba, l’IGC donne des précisions sur les limites entre les territoires. » Il paraît opportun de préciser à votre excellence qu’en dépit de certaines revendications, notamment celles du chef Lunkanda de Bena Milombe, la limite naturelle, géographiquement et historiquement parlant se situe à la hauteur de la rivière Luemba séparant ainsi le territoire de Mweka à celui de Demba », écrit Georges Adhemar Mamba de l’IGC Kananga.
Et d’ajouter: » pour des intérêts politiciens, une ligne se trouve ainsi placée au niveau de la Gare Bakua Kenge pour servir de limite, se méfiant donc des deux statuettes érigées depuis l’époque coloniale. »
L’IGC Kasaï central confirme dans cette note que la Gare Bakua Kenge appartient au Kasaï central.
Plusieurs participants au forum qui s’est tenu à Kananga du 9 au 11 octobre affirment que la question sur la délimitation des deux territoires n’a pas été abordée. Le président de l’Assemblée provinciale est revenu dessus ce vendredi 16 octobre dans un conférence de presse pour déplorer la façon dont ce forum a été organisé. « L’assemblée provinciale n’a pas été associée dans les préparatifs dudit forum. Nous n’avions pas traité sur la question de délimitation des deux provinces. L’accord qui nous a été conviés à signer n’était qu’un accord de paix », a indiqué Patrice Aimé Sessanga, président de l’Organe délibérant de la province.
Le vice-ministre de l’Intérieur qui a passé plus de 7 jours à Kananga, au Kasaï central, a bâclé le travail pour lequel il a perçu de l’argent du Trésor public, s’inquiètent les jeunes des mouvements citoyens.
MUABILAYI/CONGOPROFOND.NET
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Arrestation de Beni Mukena en Afrique du Sud : La traque internationale aboutit !
Après plusieurs jours de traque intense, Beni Mukena, présumé impliqué dans l’assassinat de Vally Amisi, a été interpellé en Afrique du Sud. Selon des sources judiciaires, l’arrestation est intervenue grâce à une coordination efficace entre les services internationaux et les autorités locales sud-africaines. Le suspect avait quitté la République démocratique du Congo pour tenter d’échapper à la justice, mais sa fuite aura finalement été de courte durée.

Une coopération judiciaire exemplaire
Cette arrestation est le fruit d’un travail conjoint remarquable entre le parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe, les services de sécurité congolais et Interpol. Les autorités congolaises avaient activé les mécanismes de coopération internationale afin de localiser et appréhender le fugitif. L’implication des forces de sécurité sud-africaines a été déterminante dans l’aboutissement de cette opération.
Vers une extradition imminente vers Kinshasa
Désormais sous contrôle des autorités sud-africaines, Beni Mukena devrait être extradé dans les prochains jours vers la RDC. Cette étape cruciale permettra à la justice congolaise de poursuivre la procédure judiciaire engagée contre lui. L’extradition s’inscrit dans le cadre des accords de coopération judiciaire entre États, visant à lutter efficacement contre l’impunité.
La procédure judiciaire déjà balisée
À son arrivée à Kinshasa, le suspect sera pris en charge par la Direction générale de migration (DGM), avant d’être remis au parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe. Il sera alors soumis aux étapes classiques de la procédure judiciaire, incluant son audition et, le cas échéant, sa mise en détention préventive en attendant son procès.
Cette affaire, suivie de près par l’opinion publique, pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la criminalité et l’impunité en RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
