Actualité
Kasaï : André Mushongo à Tshikapa pour le lancement des activités de sa Fondation
Le président national de la Fondation Mushongo, André Mushongo, est arrivé ce samedi 29 août 2020 à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï.
Accueilli par une foule à l’aéroport, le jeune professeur a été obligé de faire une marche à pieds jusqu’au stade Kalay, dans la commune de Dibumba où il devait s’adresser à la population.

Rempli d’une immense joie, André Mushongo a vivement remercié la population pour l’accueil. La raison de son séjour : le lancement officiel des activités de sa fondation.
» Nous sommes à Tshikapa pour lancer les activités de notre fondation, celles de poser les actions sociales en soutenant la vision du chef de l’État congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo « , a-t-il précisé à la presse.
Reproché d’entreprendre toutes ces activités en préparation des élections de 2023, cet activiste social a affirmé ne pas être là pour des raisons politiques.

Notons que trois personnes ont été grièvement blessées en marge de l’arrivée d’André Mushongo à Tshikapa. Elles ont été acheminées à l’hôpital général de référence de Kanzala.
Clementus Lusamba Lua Mbombo à Tshikapa
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
